| Exposé
des deux axes prioritaires de désinformation des services spéciaux
de guerre psychologique sionistes en France, ces deux axes prioritaires
étant mis en évidence par l’observation de la production
d’une unité de ces services, dénommée «
SCALP REFLEX ».
Le Scalp Reflex est une unité de désinformation appartenant
aux Services généraux de guerre psychologique sionistes
en France. A l’origine, le Scalp Reflex était entièrement
dédié à la guerre contre l’extrême droite
française, du fait de la remise en question dans ce milieu politique,
de la réalité du génocide des juifs par les nazis,
ce génocide constituant l’élément essentiel
de légitimation morale de l’Etat d’Israël, le
seul Etat mono-ethnique au monde, qui a été établi
par les Occidentaux et n'existe que par et dans la violence, au Proche-Orient,
au détriment de la population indigène arabe vivant en Palestine,
et de tous les autres peuples de la région.
Une brève remontée dans le temps,
apportant une chronologie édifiante :
1 - Septembre 2000, début de la seconde
Intifada en Palestine, suite à la provocation d’Ariel Sharon,
et le traitement de l'Intifada en France par l’extrême gauche.
2 - Juin 2001, large publication du rapport soi-disant
« secret » des Renseignements généraux «
Extrême gauche 2000 » sur l’extrême gauche française,
rapport où est totalement absent l’encadrement du soutien
aux Palestiniens, dont cette extrême gauche a la charge en priorité.
3 - Septembre 2001, attentats aux USA imputés
immédiatement officiellement et sans enquête, à un
réseau de « terroristes musulmans » dénommé
« Al Qaida », attentats introduisant la période actuelle
de dictature policiaro-sioniste en Occident, prélude à la
dictature militaro-sioniste qui se prépare, et introduisant à
l’invasion des principales régions pétrolifères
mondiales par les forces militaires israélo-américaines.
4 - Conclusions.
1 - Septembre 2000, début
de la seconde Intifada en Palestine, suite à la provocation d’Ariel
Sharon, et le traitement de l'Intifada en France par l’extrême
gauche.
Pour comprendre l’ensemble de cette affaire,
il faut remonter en l’an 2000.
L’an 2000 a vu le début de la période actuelle de
l’histoire de la Palestine occupée par les sionistes. On
peut qualifier cette période dans laquelle la Palestine se trouve
toujours, de tentative d'élimination radicale et définitive
des Palestiniens.
Cela a commencé avec la provocation d’Ariel Sharon à
l’Esplanade des Mosquées, à Jérusalem, provocation
réfléchie, visant à conduire à la reprise
des attentats suicides palestiniens, afin de justifier les mesures d’élimination
prises à l’encontre de l’ensemble de la population
palestinienne encore présente en Palestine, et à terme à
justifier l’élimination des arabes possédant la nationalité
israélienne demeurant en Israël. Ce programme est d’ailleurs
l’unique programme sioniste vis-à-vis des Palestiniens, et
le passage à sa mise en œuvre accéléré
et sans masque, a été décidé en fonction de
la conjoncture internationale, principalement à cause de la proximité
dans le temps de l’invasion des zones pétrolières
du Proche-Orient par les Etats-Unis, provoquée par la disparition
définitive prochaine de l’ensemble des réserves pétrolières
mondiales.
Cette provocation israélienne, au lieu de déclencher une
nouvelle vague d’attentats suicides, a provoqué le début
d’une seconde campagne de résistance qu’on peut qualifier
de pacifique, de non-violente, la seconde « Intifada », nommée
Intifada Al-Aqsa, à cause de son point de départ situé
à Jérusalem, ce mode de résistance pouvant être
considérée comme non-violent, car opposer des jets de pierres,
opérés à la main ou grâce à des frondes,
par des femmes et des enfants, contre les blindés et les soldats
cuirassés d’une armée entretenue entièrement
par l’Occident et principalement les Etats-Unis et l’Allemagne,
armée qui possède plusieurs centaines de têtes nucléaires,
des missiles, une aviation et une marine de surface et sous-marine, un
armement chimique et bactériologique de pointe, des satellites,
est tellement disproportionné, que cela devient un acte non-violent.
En France, la réaction des sionistes fut instantanée concernant
la méthode de défense non-violente utilisée par les
Palestiniens, défense non-violente qui était susceptible
d’entraîner une détérioration de la légitimité
d’Israël, de son image dans le public occidental, et donc de
gêner le programme d'élimination des Palestiniens.
Les sionistes réagirent immédiatement en décidant
le renforcement de l'encadrement par l'extrême gauche des manifestations
de soutien aux Palestiniens, et une réunion fut aussitôt
organisée par le MIB (Mouvement pour l’immigration et les
banlieues, mouvement devenu actuellement MIR – Mouvement international
révolutionnaire, MIB et MIR étant de simples appendices
du PCF), réunion qui eu lieu dans un local prêté par
le Parti communiste, à Montreuil (93), début octobre 2000.
Au cours de cette réunion, et à cause de la présence
en nombre de réels opposants arabes au sionisme et à l'élimination
des Palestiniens, dont d’authentiques nationalistes arabes, opposants
que les communistes français opérant pour le compte des
sionistes ne contrôlaient pas, ces communistes français agissant
de concert avec les représentants du FATAH en France, dont Leïla
SHAHID était la dirigeante, un texte fut élaboré,
annonçant une future manifestation de soutien aux Palestiniens,
texte resté unique depuis, car rejetant l’acceptation des
territoires palestiniens amputés par l’invasion israélienne
de 1967 (il reste « sur le papier » aux Palestiniens 22% de
la Palestine originelle). La date de la manifestation fut décidée
pour le 8 octobre 2000.
Lors de cette manifestation, des témoins indépendants des
communistes et du FATAH, constatèrent qu’une provocation
avait été organisée, de concert entre les sionistes,
les communistes et le FATAH. Cette provocation avait pour but de servir
de prétexte pour éliminer du mouvement de soutien à
la seconde Intifada, tous les authentiques soutiens aux Palestiniens non
inféodés aux sionistes, et à leurs truchements communistes
et du FATAH. Cette provocation pris la forme d’un groupe tournant
autour de la statue place de la République en criant « Mort
aux juifs ». Les témoins indépendants reconnurent
deux membres du Bétar parmi ces « antisémites »
« pro palestiniens ». L’un des activistes professionnels
de la mouvance communiste, présent à ce moment, W..... A.....
(le nom a été enlevé sur demande du principal témoin
indépendant, par charité envers ce qui n'est guère
plus qu'un factotum sioniste), face à l’interrogation gênante
des témoins indépendants, W..... A...... intervint pour
étouffer l’affaire dans l'oeuf, preuve d'une connivence entre
les organisateurs de la manifestation et les sionistes.
Par la suite, les éléments authentiques de soutien aux Palestiniens,
incontrôlés par le FATAH et le Parti communiste français,
furent exclus des manifestations et des réunions, sous le prétexte
d’antisémitisme et de négationnisme, sur l’ordre
direct de Leïla SHAHID.
Toutes les organisations politiques françaises, classées
à l’extrême gauche, alliées avec le Parti communiste
français, étaient en charge de contenir la vraie opposition
à l’élimination des Palestiniens.
Parmi ces organisations, figure en tête
la Ligue communiste révolutionnaire (LCR, parti trotskiste), qui
travaille de façon privilégiée avec la :
- CNT (Confédération nationale du
travail, syndicat pseudo anarchiste, situé au 33 de la rue des
Vignoles à Paris 20ème),
- le Scalp Reflex, très proche de la CNT,
- des éléments du Parti des travailleurs
(PT, parti trotskiste),
- plus tard, la "Coordination des appels
pour une paix juste au Proche-Orient" (CAPJO-Europalestine-Olivia
Zemor, appendice de Lutte Ouvrière, un parti trotskiste, parti
qui a éliminé sa fraction anti-sioniste en 1985-1986, fraction
anti-sioniste qui a alors créé la « LOR », Lutte
ouvrière révolutionnaire, depuis disparue),
- la mouvance des soi-disant « étudiants
palestiniens » en France, en fait, de jeunes arabes faisant carrière
dans la politique, enfants de la bourgeoisie palestinienne corrompue,
bourgeoisie enrichie grâce à sa collaboration avec les sionistes,
collaboration dont le FATAH est le symbole (actuellement dirigé
par Abou Mazen, l’homme de main des israéliens), et dont
Leïla SHAHID était la représentante en France, Leïla
SHAHID s’activant depuis au niveau de la Communauté européenne,
jeunesse si peu "arabe", actuellement au :
- « GUPS », une organisation qui est
en cours de changement de nom, du fait du dévoilement public fait
par quelques uns de ses membres, de certains aspects troubles de cette
organisation (entre autres, voyages en Israël payés par les
israéliens !), jeunesse "palestinienne" qui est aussi
présente à :
- « Génération Palestine »,
une autre organisation de jeunes "arabes" originaires de Palestine,
(et oeuvrant en réalité pour les sionistes), et n'oublions
pas :
les organisations du camarade "à plein
temps" et "au rendement" Youssef BOUSSOUMA, actuellement
employé dans un rôle de "pacificateur" des banlieues
:
- Indigènes de la République, et
CCCIPPP (Campagnes "internationales" "pour" la Palestine).
[ liste non exhautive, voir aussi "Femmes
en noir", "La paix maintenant", "Hachomer Hartzai",
"UJFP", "AFPS" ...]
2 - Juin 2001, large publication
du rapport soi-disant « secret » des Renseignements généraux
« Extrême gauche 2000 » sur l’extrême gauche
française, rapport où est totalement absent l’encadrement
du soutien aux Palestiniens, dont cette extrême gauche a en priorité
la charge.
Une curiosité unique, dans le domaine de
la police politique en France, police politique dénommée
« Renseignements généraux », au sujet de laquelle
il faut rappeler l’existence d’un livre réellement
unique, qu’il est véritablement indispensable de lire, écrit
par un « repenti » de cette sinistre institution, le commissaire
Patrick ROUGELET : « R.G. La Machine à scandales »,
paru en 1997 aux Editions Albin Michel, (Exemples ; page 96 : «
Il y a quelques années, un préfet passé par les RG
avait qualifié les renseignements généraux de «
Gestapo démocratique ». L’expression avait choqué.
Est-elle complètement fausse ? ». Page 11 : « Ce livre
(RG La Machine à scandales) est une arme. La seule encore
efficace contre les apparatchiks (les dirigeants des RG) de l’ombre
: la parole ». Page 12 : « Au final, ils démentiront
(ces apparatchiks de l’ombre). Ensuite, ils me traiteront
de fou. D’alcoolique. De manipulateur ». Dans la même
veine, il est aussi conseillé de lire le livre de Sonia COMBE :
« Une société sous surveillance : les intellectuels
et la STASI » (la STASI ; la police politique de l’ex République
Démocratique Allemande – RDA communiste), paru en 1999 chez
Albin Michel. Ce livre est unique car il prend comme matériaux
d’étude les archives de la seule police politique qui a vu,
à cause de la chute du régime qu’elle défendait,
ses archives les plus secrètes rendues publiques et accessibles
aux simples citoyens et aux historiens. Les méthodes de la STASI
ont été les plus élaborées du monde, et servent
encore de modèle aux polices politiques actuelles, comme son usage
de la psychiatrie politique, sa fabrication de faux opposants, et ses
infiltrations des milieux d'oppositions authentiques. L’ancien chef
de la STASI a été immédiatement recruté par
les américains, pour qu’il leur enseigne le savoir faire
de la STASI. Un second livre existe au sujet de la STASI, écrit
par Luc ROSENWEIG : « L’Empire des mouchards : les dossiers
de la STASI », qui complète le premier.
En juin 2001, la nouvelle fut répandu qu’un rapport «
secret », des « Renseignements généraux »,
était, par une mystérieuse magie, mis à la disposition
du public. Ce rapport était intitulé « Extrême
gauche 2000 », et était en réalité une longue
et ennuyeuse énumération de ce qui était de notoriété
publique au sujet de cette mouvance, rapport qui ressemblait à
une sorte de Who’s Who de la contestation convenue. On assista au
spectacle comique de leur déception, donné par ceux qui
n’y figuraient pas, et au spectacle désopilant de leur satisfaction,
donné par ceux qui se glorifiaient d’y figurer (voir sur
Google, il y a encore des traces de ces vantardises, comme dans le cas
de l’association « Souriez vous êtes filmés »).
J’ai reproduit ce rapport en annexe de ce texte.
Par contre, ce qui était pourtant notable,
et qui crevait littéralement les yeux, ne fut relevé par
personne, pas plus d’ailleurs que le fait incongru de la publication
d’un rapport secret provenant de ces acharnés de la manipulation
totale et permanente que sont les RG, cultivant l’art de la poupée
russe. Cette zone d’opacité centrale dans ce rapport, sorte
de scotome énorme, vaste comme une galaxie, zone d’obscurité,
trou noir qui éclaire sur la raison d'être de ce rapport
"secret-public", couvre la mouvance d’opposition en France
à l’élimination des Palestiniens, mouvance dont encore
une partie échappait aux chiens policiers dressés de l’extrême
gauche, extrême gauche dotée du statut de contestataire officiel,
tamponnée d’Etat, comme le sont les « anarchistes »
de la rue Amelot, dotés de leur Radio « libertaire »,
et du journal le Monde « libertaire », subventionnés,
protégés, publiés, distribués, radiodiffusés,
et même relayés sur France Culture, avec l’agrément
du ministère de l’intérieur et de ses RG.
Le grand vide central de ce rapport secret était le sionisme, dont
le nom n’était même pas cité une seule fois,
et la Palestine.
Ce rapport ne cherchait en réalité qu’à rendre
crédible ces organisations d’opposants factices, opposants
à la « marocaine », et à ne surtout pas attirer
l’attention sur le thème devenant central de toute la politique
intérieure française, thème qui est la Palestine,
et son corollaire, celui de l’éradication de la population
palestinienne par les sionistes. « Circulez, il n’y a rien
à voir ! », « Silence, on tue ! », tels sont
les deux mots d’ordre implicites contenus et propagés par
ce rapport « secret » de la police politique, qui l’a,
vraiment par mégarde, égaré.
Les deux autres mots d’ordres implicites
qui circuleront ultérieurement, propagés par cette extrême
gauche d'Etat, sont des invectives. Ceux qui persistent à voir
ce qui est un génocide sont des nazis, des antisémites,
des négationnistes, et depuis peu, pour marquer notre entrée
dans l’ère policière néo-stasiste, des malades
mentaux.
C’est à ce moment de l’histoire
que le Scalp Reflex commence à être activé, et à
passer de la guerre contre l’extrême droite, à la guerre
contre les opposants au génocide des Palestiniens, et plus largement,
contre les opposants à l’impérialisme israélo-américain.
La catégorie d'organisations à laquelle appartient le Scalp
Reflex, comprend celle de Robert Ménard, "Reporters sans frontières",
cette dernière étant elle, entretenue par la CIA.
Le Scalp Reflex rend public ses productions par une revue, (plutôt,
rendait public, car la production de cette revue semble s'être arrêtée
en 2004, à chacun d'aller le vérifier, à l'une des
librairies qui figure dans la liste du site de Scalp Reflex) qui ne se
trouve que dans le circuit confidentiel des librairies gauchistes d'Etat,
et par un site Internet, http://reflexes.samizdat.net
, qui comme son nom l’indique, et par antithèse, affirme
son objectif de persécuter tous les opposants à l’Etat.
Jusqu’en 2003, le Scalp Reflex disposait d’une émission
hebdomadaire sur Radio « libertaire » (89,4 Mhz, en Île
de France), émission qui a disparu, du fait d’une scission
interne au Scalp, une partie fondant « Offensive libertaire et sociale
».
Selon ce rapport secret-public « Extrême gauche 2000 »,
les responsables du Scalp, en 2000, étaient Fabrice Suzet-Charbonnel,
Thomas Amestoy, Yvan Duroy de Blicquy, et Nadège Mazars.
Ce sont les seuls noms dont peuvent disposer ceux qui s’intéressent
aux productions "grand public" du Scalp sur leur site internet.
En effet, tous les articles du Scalp sur l’Internet, sont anonymes.
Ces articles ressemblent à s’y méprendre, à
ce qu’on nomme les « notes blanches », des Renseignements
généraux, « notes blanches » car simples feuillets
non signés et sans en-tête ni identification de leur origine,
permettant de faire circuler n’importe quoi sur n’importe
qui. Ces « notes blanches » sont devenues la véritable
spécialité de notre « gestapo démocratique
», à qui les maîtres du château de l’Elysée
et de la place Beauvau en commandent en pagaille des sur mesure, dont
ils se servent pour diffamer leurs ennemis politiques. La « note
blanche » est devenue la véritable industrie des renseignements
généraux. C’est l’industrie de la diffamation.
Pas plus que des noms, ne figure une seule adresse concernant les responsables
du site « reflexes.samizdat.net ». En effet, quand on recherche
sur le répertoire des sites Internet http://www.whois.sc
la localisation du siège de ce site, on trouve cette adresse éloquente
: 67 impasse du pompeur 75027 Paris (vérifiez le vous-même).
On peut suivre la publication du bulletin « notes blanches »
du Scalp Reflex, en se connectant sur leur site Internet, à la
rubrique « Actualité », qui figure en haut et à
droite sur la page d’index du site http://reflexes.samizdat.net/actualites.php
On peut déjà, à ce niveau
d’interprétation d’une réalité que veut
se garder dans l’ombre, tirer au moins trois conclusions, au sujet
de Scalp Reflex.
La première est que cette organisation
comporte de si faibles effectifs, qu’il lui a été
impossible de même trouver une seule personne pour prendre en charge
une émission hebdomadaire sur Radio libertaire, qui émet
pourtant sur une région qui compte 11 millions d'habitants (pourtant,
11 millions de cerveaux innocents à ensemencer !). Le local du
Scalp Reflex qui est situé au 21 ter rue Voltaire à Paris
11ème, ne pourrait bien être qu’un local vide, qui
ne sert que de simple boîte au lettres pour réceptionner
ces « notes blanches », qui sont transmises directement à
l’hébergeur du site, le centre du 21 ter rue Voltaire abritant
un service d’hébergement de sites Internet gauchistes (entre
autres, le fameux site crypto sioniste grand public http://paris.indymedia.org
dédié à l'Union des juifs français pour la
paix, Union domiciliée aussi au 21 ter rue Voltaire, site qui sert
de relais sur Paris pour les "Femmes en noir" israéliennes
et autres groupes sionistes).
La deuxième conclusion, est que cette organisation louant un local
au sein du 21 ter rue Voltaire, local onéreux, dont le montant
de la location est difficile à assumer, même par des organisations
réellement actives et peuplées, il est très probable
que cette organisation Scalp Reflex soit dépendante financièrement,
d’une structure importante officielle, et inconnue (pour le moment).
La troisième conclusion, est que vu le site Internet du Scalp,
site quasiment vide et garni de liens morts, où seule la rubrique
« Actualité des notes blanches » est utilisée,
et vu qu'il n'existerait plus de revue du Scalp, tout cela pourrait corroborer
l’hypothèse d’organisation factice de Scalp Reflex,
le bureau du 21 ter rue Voltaire n’étant en réalité
qu’une annexe du Boulevard du Palais à Paris 4ème,
où se trouve la Préfecture de police de Paris (d'autres
pensent que derrière le Scalp il n'y aurait qu'un écrivaillon
à "bigoudis" et à "ficelles" se commettant
au grand jour dans un journal communautariste d' "Actualité"
- rien d'ailleurs n'empêche que les deux hypothèses soient
exactes).
Il est là, à noter, que le 21 ter rue Voltaire abrite outre
l’Union des juifs français pour la paix (UJFP) déjà
nommée, l’Association de solidarité France Palestine
(AFPS), et que ces deux organisations sont de simples appendices du Parti
communiste français, parti engagé à fond dans la
défense du sionisme dès la création d’Israël,
et dont le dernier score aux élections présidentielles,
a été très remarqué (1,9% ! Hélas).
Le site « reflexes.samizdat.net » n’est peut-être
qu’un simple organe de diffusion d’un bulletin périodique
de la Préfecture de police de Paris, de son service de la police
politique des Renseignements généraux, comme le 21 ter rue
Voltaire à Paris 11ème, n’est peut-être qu’un
simple immeuble de l’appareil de police spéciale, du régime
de dictature policière en place. A chacun d’y aller voir,
sur place, ou en se connectant sur le site de Scalp Reflex.
Il est pour finir à noter que Scalp Reflex, malgré le fort
soupçon d’inexistence de ses effectifs (au moins intellectuels),
fourni les escouades de nervis violents, présents lors des manifestations
organisées par les pseudo soutiens aux Palestiniens, à l’instar
de la CNT de la rue des Vignoles, qui lui est très proche, qui
entretient de même une bande de nervis servant aux mêmes utilités.
Certains se posent la question de l’articulation existant entre
ces bandes violentes et celles du Bétar et de la LDJ, et pensent
voir là l’émergence typique des bandes armées
para policières habituelles, services de polices officieux propres
aux régimes dictatoriaux policiers, agissant de concert avec la
police officielle, et se chargeant des basses œuvres (agressions
d’opposants, persécutions, intimidations etc …).
Voir aussi, la rubrique :
Jean-Yves CAMUS est un cas exemplaire, démontratif
et passionnant d'envahissement total de la psyché par la "maladie
du psychiatre", affection caractéristique, sorte de maladie
professionnelle, qui atteint tout humain employé par un appareil
répressif. Jean-Yves CAMUS est l'un des nombreux salariés
de l'appareil de propagande du système général répressif
sioniste. Ce personnage qui n'est pas un médecin (il a fait science-po),
illustre ce qu'est le psychiatre, par son emploi abondant de son vocabulaire
technique, et le policier, dont il révèle ses méthodes.
http://www.aredam.net/jean-yves-camus-maladie-du-psychiatre-sioniste.html
Voir aussi le fichier :
http://www.aredam.net/jean-yves-camus-editions-milan.html
3 – Depuis le 11 septembre
2001.
La réaction de la population occidentale face aux attentats dits
terroristes du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, et aux attentats du même
type qui ont suivi (Londres, Espagne et autres), posent un problème
insoluble aux responsables politiques en charge de discipliner la population
en Occident.
En effet, la majorité de la population ne croit en rien à
la version officielle de ces attentats, mettant en cause une organisation
de musulmans terroristes nommée Al Qaida. On ne compte plus les
sites Internet contestant cette explication de l’origine de ces
attentats. La plupart d'entre nous admettent comme étant la plus
plausible, la thèse selon laquelle ces attentats ont été
organisés par les dirigeants israéliens et états-uniens,
dans le but de légitimer la mise en place de l’état
de siège, la suspension de toutes les libertés politiques,
l’instauration d’une dictature, permettant l’entrée
en guerre totale pour la mainmise sur les dernières réserves
de pétrole mondiales, cette ressource sur laquelle est fondée
toute l’économie et la suprématie occidentale étant
en voie rapide d’épuisement définitif. L’entrée
en état de guerre totale est de même recherchée par
les responsables israéliens, pour en finir une fois pour toute
avec les derniers palestiniens encore valides au Proche-Orient.
La priorité pour les organes étatiques policiers de guerre
psychologique occidentaux, est de parvenir à contenir la diffusion
de la contestation de la version officielle des attentats musulmans, et
la diffusion de la réalité de l’extermination des
Palestiniens.
Le site du Scalp Reflex, est à cet égard un bon indicateur
de ces deux priorités.
En effet, dans le bulletin « note blanche » :
( http://reflexes.samizdat.net/spip.php?article316
)
d’août 2007, intitulé «
La Rance en action » (la Rance, dans le langage des "écrivains"
de ce site étant à comprendre comme étant la France
!), on trouve présenté explicitement ces deux objectifs,
celui de discréditer les contestataires de la version officielle
des attentats, contestataires incroyants présentés comme
des antisémites et des quasi négationnistes, et de discréditer
l’emploi du terme génocide pour qualifier la situation des
Palestiniens, tout en déclarant fous, ceux qui emploient ce terme.
4 - Conclusion : de bien curieux
« gauchistes » et « libertaires ».
Ce qui est extraordinaire de la part d’un organe « gauchiste
libertaire », comme ce Scalp Reflex, c’est qu’on peut
constater dans son texte « La Rance en action », un soutien
clair apporté par ces « gauchistes libertaires », à
l’appareil judiciaire étatique, à l’appareil
policier, et même aux tentatives récentes de cet appareil
policier d’utiliser son annexe psychiatrique de la Préfecture
de police de Paris, contre les opposants au régime (le "Bureau
des actions pour la santé mentale" de l'Infirmerie psychiatrique
de la Préfecture de police de Paris - C'est sa dénomination
exacte, le Scalp appartient peut-être à cette administration).
Il s'agit sans doute de gauchistes "new age".
On peut aussi constater à travers l’écrit «
La Rance en action », une hostilité difficilement voilée,
mal contenue, épidermique même, une véritable "allergie"
envers tout ce qui s’écarte de la norme, comme les médecines
naturelles alternatives, ceux qui défendent les animaux, certaines
personnalités atypiques (Dieudonné, Cotten, Latrèche,
Bédrouni), ou bien l’alimentation végétarienne,
entre autres (à chacun d’apprécier ce texte sans égal,
qui est un véritable régal).
Le mental de l'écrivain de Scalp Reflex,
est celui d'un maton. Hyper réac, hyper rigide, sont les qualificatifs
qui viennent spontanément à la lecture de ses textes, particulièrement
de "La Rance en action", où de façon caractéristique
et détournée, l'auteur révèle une sorte d'antipathie
maladive et refoulée envers la femme, et au-delà, le sexe,
soit ce qui donne la vie, soit la vie même. La personnalité
de cet auteur dénote un enfermement rare, une rigidification caractérielle
typique des milieux enclos, répressifs et religieux, sectaires.
L'auteur de ces articles subit véritablement une rupture totale
d'avec le vivant, le biologique. Tout ce qui vit le dérange, il
faut qu'il réprime tout ce qui vit.
La volonté d'anonymat de cet auteur dévoile
sa lâcheté, qui au fond, ne traduit que sa crainte de se
dévoiler à lui-même.
C’est au fond bien pratique d’avoir
à sa disposition, d’un simple clic de sa souris, la possibilité
de consulter chez soi, le bulletin d’information (ou plutôt
de désinformation) de la Préfecture de police de Paris,
et de prendre connaissance des axes principaux de la propagande de notre
régime, axes présentés de façon si évidentes,
qu’on peut se dispenser ainsi de devoir faire des efforts d’interprétation
et d’analyse, comme lors de la lecture du Parisien, du Monde et
autres.
Merci pour tout et pour tous Scalp Reflex.
Michel DAKAR, le 19 août 2007.
Annexe :
Rapport "secret-public" des renseignements
généraux, Extrême gauche 2000, publié en juin
2001 (Bla bla bla ... ).
Regroupant de nombreuses composantes, se haïssant
parfois d'autant plus qu'elles sont idéologiquement proches, l'extrême
gauche constitue une force d'autant moins caractérisée qu'un
relatif estompement des doctrines favorise ceux qui, entendant prendre
quelque distance avec le dogme, sacrifient au pragmatisme. Dans un tel
contexte, la mouvance s'appréhende, non seulement dans ses structures
propres, mais également au travers de mobilisations et mouvements
à large spectre.
Ainsi éclatée entre ceux qui s'affichent en aiguillon de
la gauche traditionnelle, les gardiens -divisés- d'une certaine
pureté idéologique, et les tenants de la violence ouverte,
l'extrême gauche, dans sa diversité, se réunit cependant
sur la caractéristique de chercher, pour l'essentiel, à
faire bouger la société par les marges.
D'une influence réelle bien supérieure au poids de son potentiel
militant, elle dispose d'une capacité d'intervention, ponctuelle
certes, mais non négligeable car c'est à la faveur des crises
qu'elle se manifeste avec le plus d'acuité.
LES FORMATIONS TRADITIONNELLES :
Trotskisme
- Le Parti des Travailleurs
Issu du Mouvement Pour un Parti des Travailleurs (M.P.P.T.), le Parti
des Travailleurs (P.T.), officiellement créé en novembre
1991, rassemble un courant socialiste, un courant communiste et un courant
communiste internationaliste qui représente l'ancien Parti Communiste
Internationaliste (P.C.I.).
Son siège social est fixé au 87, rue du faubourg Saint-Denis
à PARIS (l0ème), dans un ensemble d'immeubles appartenant
aux responsables et comprenant notamment une salle de réunion,
une société d'édition et une librairie.
Créé autour de Pierre BOUSSEL, alias "Lambert",
officiellement en retrait depuis quelques années et à présent
dirigé par un secrétariat national ayant à sa tête
Daniel GLUCKSTEIN, le Parti des Travailleurs, fort de quelque 3.000 adhérents
-ce qui en fait la première formation d'extrême gauche- cultive
un très fort repli identitaire. Regroupés au sein des groupes
"Paroles de jeunes", les cadets du mouvement n'ont aucune autonomie.
Développant une idéologie de citadelle assiégée,
le Parti des Travailleurs fait l'objet de la défiance des autres
organisations d'extrême gauche qui n'hésitent pas à
le qualifier de secte. La manière dont cette formation tente de
développer son influence, en partie occulte, par le recours à
l'entrisme, n'est pas de nature à atténuer les soupçons.
C'est ainsi que, par leur activisme et la synergie de leurs réseaux,
les lambertistes ont su acquérir des postes clés au sein
de Force Ouvrière, que développant des pseudopodes anticléricaux,
ils sont dans la foulée parvenus à contrôler la "Libre
Pensée" et qu'ils tentent, au gré des opportunités,
de progresser localement derrière des associations dites "
de défense de la démocratie communale".
Si, au plan supra-national, la "IVème Internationale - Centre
International de Reconstruction", l'internationale lambertiste, n'est
guère qu'une coquille vide-destinée à donner le change,
le "comité national pour l'abrogation du traité de
MAASTRICHT" est une initiative heureuse. Ailleurs isolé, le
Parti des Travailleurs est, sur ce dernier créneau, parvenu à
rallier des communistes orthodoxes sur la thèse d'une sorte de
complot mondial du "grand capital" contre les états centralisés,
des menées qui, selon les lambertistes, auraient pour but d'y détruire
les acquis sociaux des travailleurs, leurs syndicats et des valeurs communes
telle la laïcité.
Obstinément présents aux échéances électorales
majeures où ils ne réalisent que des scores confidentiels,
les lambertistes ont du renoncer tant à l'élection présidentielle
de 1995 qu'aux européennes de 1999. Électoralement, leur
formation n'existe pas, elle ne possède ni leader un tant soit
peu connu, ni même d'image au sein de l'opinion.
Parmi les communistes ralliés dans le combat contre le traité
de MAASTRICHT, figure une mouvance du P.C.F. conduite par Rémy
AUCHEDE, ancien député du Pas-de-Calais, et Jean-Jacques
KARMAN, maire-adjoint d'AUBERVILLIERS (93).
- Lutte Ouvrière
Créée en 1968 par des militants de l'Union Communiste Internationaliste,
Lutte Ouvrière se réclame ouvertement du programme de transition
de Léon TROTSKY.
Donnant pour adresse une simple boîte postale" par souci de
discrétion, le mouvement qui ne dispose pas de siège public
occupe au 18, boulevard Barbès à PARIS (18ème), un
local loué par la S.A.R.L. "Les Editions d'Avron". Certaines
activités se déroulent 16, rue Bouvet à PARIS (19ème),
dans un hôtel particulier occupé par des sociétés
commerciales "satellites", voire au château de Bellevue
à PRESLES (95), acquis par le Parti en octobre 1979.
Lutte Ouvrière diffuse l'hebdomadaire du même nom et un mensuel
"Lutte de classe" qui constitue sa revue théorique.
Compte tenu de l'extrême exigence imposée en matière
idéologique et militante qui en fait de quasi-clandestins disponibles
à tout instant, les effectifs ne sont guère que de l'ordre
du millier d'adhérents, rigoureusement choisis et présents
de manière discrète voire secrète, dans les entreprises,
dont les plus importantes".
Perçue par l'opinion, à travers Arlette LAGUILLER, son porte-parole,
devenu au fil des ans une figure de la vie politique française,
Lutte Ouvrière a engrangé des retombées électorales
-5,30 % à la présidentielle de 1995 ; 3,67 % aux régionales
de 1998 ; 5,18 % aux européennes de 1999- qui, outre des incidences
financières, lui permettent de compter 20 élus régionaux
répartis dans 9 conseils de région et trois parlementaires
européens, à savoir Arlette LAGUILLER, Armonica BORDES et
Chantal CAUQUIL.
S'étant traduite par un score très inférieur aux
ambitions affichées, l'alliance électorale passée
avec la Ligue en vue de l'échéance européenne n'a
pas enclenché de dynamique. D'ailleurs, Lutte Ouvrière ne
souhaitait probablement pas aller au-delà d'une entente conjoncturelle.
C'est ainsi que, quatre ans auparavant, la création d'un "grand
parti véritablement au service des travailleurs", annoncée
dans la foulée de l'échéance présidentielle,
avait été rapidement qualifiée, par l'information
interne, de "simple appel propagandiste".
Devenir un "grand parti" étant incompatible avec son
mode de fonctionnement, Lutte Ouvrière a vu son goût du mystère
mis à mal par des indiscrétions, d'autant plus malveillantes
qu'elles émanaient probablement d'exclus. Elles concernaient notamment
l'identité de "HARDY", le présumé maître
à penser de la structure, et, par ailleurs membre influent de l'appareil
commercial de l'organisation. C'est lui qui, au sein de la formation ouvriériste,
détiendrait la réalité du pouvoir, prenant le pas
sur Maurice SCHROEDT et Michel RODINSON dont la discrétion contraste
avec la médiatisation d'Arlette LAGUILLER.
41 B.P. 223 - 75865 PARIS Cedex 18. 42 Au meeting du 25 avril 1997 à
la Mutualité, Arlette LAGUILLER revendiquait 8.000 adhérents
pour son mouvement contre 2.000 à ' 3.000 en 1995. Communément
admis, le nombre de 2.000 doit être revu à la baisse. S'il
est vrai que Voix des Travailleurs, avec ses 70 exclus, représentait,
selon ses dires, l'éviction de prés de 10 % de la base de
Lutte Ouvrière, on se trouve un peu au-delà de 700. Compte-tenu
du fait que la fraction publique, l'étincelle -avec ses 30 militants-
représente 3,1 % des suffrages exprimés, on se situe aux
environs de 900. Rien de surprenant, eu égard au malthusianisme
de la formation ouvriériste dont le mode de recrutement soumet
les postulants à une série d'épreuves.
Ne concevant, en raison de sa culture ouvriériste, qu'une lutte
des classes passant par les entreprises, le parti d'Arlette LAGUILLER
a longtemps snobé les mobilisations sur les thèmes de société.
S'il s'y aventure à présent, c'est en préservant
sa spécificité. Appelant sempiternellement à la révolution,
à grand renfort de slogans agressifs, la formation ouvriériste
trouve toujours un prétexte pour finalement se dérober.
Il en est de même dans les assemblées où elle siège
désormais. C'est ainsi que, le 20 janvier 2000, au parlement européen,
Lutte Ouvrière, en votant contre un texte relatif à "la
faisabilité d'une taxe sur les flux de capitaux spéculatifs",
a contribué à faire échouer le projet... au prétexte
que la résolution proposée "se contentait d'aménager
le système capitaliste".
- La Ligue Communiste Révolutionnaire
Section française de la IVème Internationale-Secrétariat
Unifié, la Ligue Communiste Révolutionnaire -L.C.R.-, éprouvée
par des scissions successives, compte à peine un millier d'adhérents.
Implantée essentiellement dans une frange intellectualisée
de la population, elle est victime du vieillissement de ses cadres issus
de mai 196843. Aussi, à la faveur de périodes revendicatives,
s'efforce-t-elle de recruter en direction de la jeunesse, le plus souvent
grâce aux organisations qu'elle influence peu ou prou.
Elle a son siège 2, rue Richard Lenoir à MONTREUIL-SOUS-BOIS
(93). Elle est identifiée, par l'opinion, à son porte-parole
Alain KRIVINE. Hebdomadaire du mouvement, "Rouge" reste une
source d'analyses pertinentes et d'informations variées.
Ayant immédiatement perçu la richesse des perspectives offertes
par les nouvelles formes de conflits, la formation d'Alain KRIVINE s'est
empressée de se trouver, par militants interposés, partie
prenante dans les affrontements conduits par les "nouveaux mouvements
sociaux". Elle est également présente dans l'affirmation
du syndicalisme alternatif, dans les groupes de réflexion donnant
dans la contre-expertise économique, ainsi que dans les mobilisations
contre la "mondialisation des marchés". De surcroît,
le recentrage de nombre de ses "anciens" n'est pas pour rien
dans son rayonnement. Aussi, au coeur des mobilisations en réseau
qui sont l'une des caractéristiques des nouvelles formes de contestation,
la Ligue s'était prise à rêver, d'en fédérer
les énergies, au sein d'une "entente de l'espoir" valable
"pour les urnes comme pour les luttes".
Ces dernières années, l'élan s'est quelque peu brisé.
Non seulement au printemps 1998, la contestation sociétale s'est
essoufflée mais de surcroît la base des mouvements impliqués
paraît désormais plus sensible aux surenchères anarcho-autonomes
qu'aux perspectives stratégiques des trotskistes. Par ailleurs,
en liant sa fortune électorale inexistante à celle de Lutte
Ouvrière au dernier renouvellement européen -ce qui lui
vaut deux eurodéputés Alain KRIVINE et Roseline VACHETTA-,
la L.C.R. perd de sa crédibilité dans son ambition de participer,
à gauche de la gauche, à la création d'un "pôle
de radicalité"( Une impression évoquée par Philippe
CORCUFF, en ces termes : "La L.C.R. a aujourd'hui à gérer
une contradiction : son accord avec Lutte Ouvrière (L.O.) d'Arlette
LAGUILLER l'a fait sortir de l'ombre électorale mais, en même
temps, L.O., organisation plus fermée et peu présente dans
les nouveaux mouvements, suscite des réticences parmi leurs militants.
Dépasser la barre des 5 % et avoir des élus donne une crédibilité
nouvelle mais l'étiquette restreinte d'"extrême gauches
lui reste accolée. Or, elle cherche à faire advenir une
"gauche de la gauche" plus large, porteuse d'une alternative
face à la gauche sociale libérale au pouvoir> (Cf. "Le
Figaro" -édition du 29 juin 1999-).),
Micro-structure très éprouvée par des exclusions
massives en 1992, les Jeunesses Communistes Révolutionnaires-Révolution
Égalité Démocratie (J.C.R.-R.E.D.), branche jeune
de la Ligue, seraient en cours de reconstitution objectif non compatible
avec le mode de fonctionnement de la formation ouvriériste".
Enfin, en ferraillant sur des créneaux également lorgnés
par les "Verts" et le P.C.F., la Ligue risque de se trouver
en conflit.
Si Alain KRIVINE n'a renoncé à aucune des grandes ambitions
de sa formation, les courants minoritaires avec lesquels la L.C.R. doit
toujours compter se montrent critiques". Au-delà des clivages
internes, l'abstention du leader lors du vote au parlement européen
sur la faisabilité d'une taxation des capitaux ravive certains
griefs, tandis qu'à l'extérieur du mouvement, l'incompréhension
est palpable... d'autant qu'à STRASBOURG, la figure emblématique
de la Ligue est à la fois membre du "Comité A.T.T.A.C."
et de l'intergroupe "Taxation du capital, fiscalité et mondialisation".
C'est dans ce contexte que se profile, à l'horizon juin 2000, le
prochain congrès de la Ligue.( Lors du dernier congrès,
les rapports de force, au sein de la direction étaient les suivants
: courant " A" 37 voix ; "B" 12 voix, "C"
4 voix. Aux veilles de la concrétisation de l'accord électoral
avec L.O. en vue des Européennes, les minoritaires du courant "B",
assurant que "les bases politiques pour une campagne politique effective
ne sont pas réunies entre Lutte Ouvrière et la Ligue Communiste
Révolutionnaire", évoquaient un "risque de déraillement".
Plus prosaïquement, sous le titre "Coalition ou alignement ?"
, ceux du courant "C" renchérissaient : "L'hypothèse
selon laquelle la barre des 5 % pourrait être atteinte ne peut à
elle seule fonder une politique. Ce qui nous sépare de Lutte Ouvrière
ne relève pas du "détail"... La profession de
foi commune l'illustre suffisamment. Elle se situe dans la logique politique
de Lutte Ouvrière") Évoquant cette perspective, Lutte
Ouvrière se demandant, entre autres, "la L.C.R. est-elle toujours
trotskiste", lui fait grief d'un "suivisme (qui) l'amène
à remettre en cause tous les textes programmatiques dont elle se
revendiquait encore hier".
Anarchisme
- La Fédération Anarchiste
Principale composante du monde libertaire, la Fédération
Anarchiste, comptant quelque 450 militants, et essentiellement implantée
en milieu urbain, revendique une cinquantaine de groupes. Tribune hebdomadaire
du mouvement, le "Monde Libertaire" lui confère un rayonnement
dépassant de fort loin ses potentialités militantes. C'est
au lieu de rédaction de cette publication -145, rue Amelot à
PARIS (llème)- que l'organisation a son siège.
Opposés idéologiquement à toute forme de subordination,
mais conscients de la nécessité d'un minimum d'organisation,
ses membres disposent d'un comité de relations, composé
notamment d'un secrétaire général, Hugues LENOIR
et d'un secrétaire aux relations extérieures Wally ROSELL.
Centrant son action autour de la défense de l'autonomie individuelle
et du refus des contraintes imposées par l'État, la Fédération
Anarchiste fait de l'antiautoritarisme, de l'antimilitarisme, de l'anticléricalisme
et de la liberté de la femme, ses domaines privilégiés
d'intervention.
Lors de son 53ème congrès, organisé à TOULOUSE
(31) à la mi-mai 1996, la Fédération Anarchiste s'est
prononcée en faveur d'une "recomposition du mouvement social".
Analysant à chaud l'effervescence de décembre 1995, et voyant
dans la rue "le lieu de convergence" de la contestation, elle
proposait alors d'ériger l'échelon local en véritable
enjeu, afin de passer "de la rue à la commune".
Au lendemain du changement de majorité législative, l'organisation
faisait, sans surprise, état de "l'absurdité qu'il
y aurait à attendre quelque changement radical de la société,
du jeu électoral". Et d'ajouter : "Tout bien considéré,
nous ne saurions dire ce qui différencie les nouveaux maîtres
des anciens", précisant : "Même s'il le désirait
sincèrement, Lionel JOSPIN et ses associés ne pourraient
pas tenir leurs promesses. En cela, ils diffèrent des candidats
de droite qui, eux, auraient pu continuer à nous affamer sans trahir
leur mandat"".
En périphérie de son 56ème congrès organisé
à LORIENT (56) à la mi-mai 1999, Wally ROSELL, responsable
aux relations extérieures, déclarait "Même si
c'est autant dû à la faillite complète des autres
mouvements qu'à notre propre dynamisme, il y a un vent porteur
pour les idées libertaires". Et de poursuivre : "L'image
de l'anarchie change. Les gens viennent nous voir, découvrant que
nous avons un projet politique cohérent. Les grandes maisons d'édition
elles-mêmes rééditent d'anciens ouvrages"`. Indéniable,
le courant de sympathie ne semble pas, pour l'heure, à la F.A.,
se traduire par un renouveau significatif du militantisme.
- L'Organisation Communiste Libertaire
Avec une centaine de militants et autant de sympathisants, l'Organisation
Communiste Libertaire (O.C.L.) est la seconde formation anarchiste par
ordre d'importance.
Militant pour une société dans laquelle les moyens de production
et d'échanges seraient gérés par des conseils de
base, elle se réfère au communisme libertaire impliquant
la reconnaissance, par les anarchistes, de la lutte des classes. Dans
ses engagements concrets, elle se montre bien plus radicale que la Fédération
Anarchiste.
Adepte des structures horizontales, l'O.C.L. repose sur une vingtaine
de groupes régionaux qui fixent eux-mêmes politiques et actions.
Ceux implantés à NANTES (44), REIMS (51), BORDEAUX (33)
et LYON (69) émergent du lot. La détermination de la ligne
politique directrice harmonisée s'effectue à l'occasion
du "camping libertaire" annuel. Ses déclarations relatives
à l'abolition du salariat au profit d'une redistribution des richesses
suscitent quelque écho dans les milieux désocialisés.
Dirigé par Nathalie FEDERICO, le mensuel de l'organisation, "Courant
Alternatif", est une publication de qualité, au même
titre que "Rouge" dans la mouvance trotskiste.
Tentant de susciter des débordements en périphérie
des mouvements d'agitation sociale et des nouveaux mouvements sociaux",
l'O.C.L. est, de surcroît, particulièrement présente
dans les attaques contre les forces de l'ordre. Faute de mieux, elle place
actuellement ses espoirs dans les menées "anti-mondialistes".
Là où elle est implantée, l'O.C.L. s'active en faveur
des "sans-papiers", au sein des Collectifs Anti-Expulsions (C.A.E.).
- L'Alternative Libertaire
Créée en 1991 à partir de l'Union des Travailleurs
Communistes Libertaires (U.T.C.L.), le mouvement Alternative Libertaire
témoigne, au sein de la mouvance anarcho-libertaire et au-delà,
d'une volonté fédérative. Recherchant le débat
avec d'autres courants écologistes, trotskistes, libertaires, elle
relève davantage du groupe de réflexion que de l'organisation
activiste.
L'audience de la structure tient pour l'essentiel à la qualité
de son mensuel "Alternative Libertaire". Ayant pour directeur
de publication Alain CROSNIER, cette tribune, largement ouverte aux acteurs
du mouvement social, produit des analyses dont la pertinence retient l'attention.
- L'Union des Anarchistes
Issue de divergences avec la Fédération Anarchiste, l'Union
des Anarchistes, ne regroupe qu'une audience confidentielle. Son effacement
a été accéléré par l'émancipation
du groupe havrais, Jules DURAND, qui a repris à son compte le mensuel
" Le Libertaire", support médiatique du mouvement.
Mouvance autogestionnaire
- Les Alternatifs
Créée en mars 1998 sur les cendres de l'Alternative Rouge
Et Verte (A.R.E.V.)" et de la Convention pour une Alternative Progressiste
(C.A.P.) -regroupant un des communistes dissidents-, les Alternatifs se
veulent un mouvement de "gauche, écologiste, utopiste et constructif".(
Née en novembre 1989 de la fusion du Parti Socialiste Unifié
(P.S.U.) et de la Nouvelle Gauche pour le Socialisme, l'Écologie
et l'Autogestion, l'A.R.E.V. n'est jamais parvenue à exister))
Présidée par Jean-Jacques BOISLAROUSSIE, la structure a
son siège au 40, rue de Malte à PARIS (11ème). Son
audience est confidentielle.
- Chiche !
Constituée en juin 1996 et domiciliée au siège des
Alternatifs, Chiche ! est une organisation regroupant les jeunes de la
mouvance autogestionnaire et des Verts. La médiatisation de cette
structure ne correspond à aucune réalité.
DES ELECTRONS LIBRES :
Nostalgiques de l'ex-Action Directe
- Les Noyaux Autonomes pour le Communisme
Apparu en début d'année 1995 sous la dénomination
initiale de Noyaux Anti-Capitalistes, le mouvement Noyaux Autonomes pour
le Communisme s'est organisé autour de la publication "Front
Social". Revue trimestrielle lancée à l'automne 1995,
et ferraillant sur le créneau de la "Triple oppression"
-racisme, sexisme et capitalisme comme fondements et piliers des sociétés
contemporaines-, elle prône la réappropriation sociale, un
front anti-impérialiste et antifasciste, les luttes sociales d'offensive
anticapitaliste, la création de "cercles actions" ; "l'autonomie
de classe" ....
Aspirant, entre autres, au communisme, à la révolution,
au "Marxisme-Léninisme - Maoïsme", les N.A.C., bien
que donnant dans l'intellectualisme, revendiquent en privé l'héritage
de l'ex-Action Directe. La structure reprend d'ailleurs l'emblème
de l'étoile à cinq branches en ajoutant, en son centre,
un poing fermé. Bien qu'elle prétende travailler "à
la construction d'un rassemblement des révolutionnaires, sur une
base d'avant-garde et selon les principes marxistes-léninistes-maoïstes",
l'organisation compte au mieux une vingtaine de membres.
Vulgarisant nombre de textes célébrant "les antifascistes
kurdes en France", les Cellules Communistes Combattantes (C.C.C.)
de Belgique, l'I.N.L.A. en Irlande, les G.R.A.P.O. d'Espagne, la R.A.F.,
les Brigades Rouges, l'ex-Action Directe..., les N.A.C. sont en relation
avec des éléments peu ou prou impliqués au sein des
organisations terroristes concernées. C'est ainsi que le leader
des N.A.C., Michel R****** a effectué, en Italie, divers séjours
le mettant en rapport avec "l'Autonomie Ouvrière" et
a, en janvier 1998, contribué à animer en Allemagne des
rencontres avec des proches de la R.A.F. et des Brigades Rouges tandis
qu'il correspond par ailleurs avec les leaders emprisonnés de l'ex-Action
Directe. De son côté, François M***, révolutionnaire
de longue date, dispose de relations anciennes avec les sympathisants
de la R.A.F. et des proches de l'ex-Action Directe tandis que Juste C******,
désormais en retrait, aurait des accointances en direction de l'I.N.L.A..
D'une manière générale, la structure semble entretenir
des contacts plus particuliers avec d'anciens brigadistes ayant appartenu
à la "Cellule pour la Constitution du Parti Communiste Combattant"
(C.C.-P.C.C.). A noter toutefois que, bien que les N.A.C. ne soient pas
peu fiers de rappeler que la Fédération Anarchiste a interdit
leur revue dans sa librairie, dès son numéro 1, en les suspectant
de vouloir "reformer un bras armé de type R.A.F./A.D.",
rien n'est venu pour l'heure étayer de tels soupçons. La
menace reste virtuelle.
- Le Collectif Communiste Résistance Offensive
D'apparition récente, présentant une certaine porosité
avec les N.A.C. dont il fait figure, tantôt de complément,
tantôt de dissidence, ce groupuscule qui ne regrouperait guère
qu'une dizaine de militants, est localisé dans les Hauts-de-Seine.
L'un de ses principaux animateurs, Maitreya M********, ancien numéro
2 des N.A.C. a, par ailleurs, été responsable du Bureau
d'Information des Amis du Front Révolutionnaire de Libération
du Peuple Kurde (B.I.A.-D.H.K.C.) jusqu'à son auto-dissolution.
- Collectif pour un Secours Rouge
Constitué au cours de l'été 1999 "pour faire
connaître l'existence de prisonniers politiques en France, les causes
et les conséquences de leur incarcération et créer
un mouvement de solidarité en vue de faire respecter leurs droits
et exiger leur libération", le Collectif pour un Secours Rouge
a vocation à sensibiliser l'opinion à la situation des militants
incarcérés de l'ultra gauche européenne. La structure
est domiciliée au siège d'une association évoluant
en périphérie du Collectif Communiste Résistance
Offensive, à savoir le "Collectif d'Édition Littéraire
d'Intérêts Auto-éducatifs" (C.E.L.I.A.), B.P.
406 - 75462 PARIS Cedex.
- L'Association des Parents et Ami(e)s de Détenu(e)s Solidarité-Prison
(A.P.A.D)
Fondée en 1985 par des proches de l'ex-Action Directe. Quoique
d'audience confidentielle, elle est l'un des derniers vecteurs de pénétration
de l'ultra-gauche dans le monde carcéral. Son influence ne s'y
exerce que par le seul canal de "Fréquence PARIS-Plurielle",
dont l'une des animatrices est Nadia M*******, militante autonome et présidente
de l'A.P.A.D.. Elle est à l'origine, en 1989, d'un "Guide
de l'arrêté", diffusé en novembre 1996, en version
actualisée, parmi les "sans-papiers".
Dissidences trotskistes
En marge de la Ligue Communiste Révolutionnaire, du Parti des Travailleurs
et de Lutte Ouvrière naissent, vivent, mais le plus souvent meurent
ou somnolent, de petits groupes, pour la plupart sans audience. Leur activité
est souvent centrée sur la stricte observance de rites bureaucratiques
rigides, leur ouverture sur la société se bornant le plus
fréquemment à une quête suspicieuse de nouveaux militants
ou au lancer d'anathèmes définitifs. Seuls sont mentionnés
ici ceux ayant eu quelque activité dans un passé relativement
récent.
- Socialisme par en bas
Construit sur les débris de "Socialisme International",
structure ayant explosé en 19995°, "Socialisme par en
bas" est animé par les deux dirigeants d'origine britannique
de l'ex-Socialisme International, à savoir Ross HARROLD et Nicholas
BARRETT.
Section française de la "Tendance Socialiste Internationale",
internationale trotskiste entièrement sous la coupe du Socialist
Workers Party (S.W.P.) de Grande-Bretagne, Socialisme International était
apparu en France à l'automne 1982, rassemblant alors quelques dizaines
d'adhérents, pour la plupart dissidents de la L.C.R., à
laquelle étaient reprochés "réformisme opportuniste"
et sectarisme.
Active dans les actions d'opposition à l'O.M.C., le soutien aux
sans-papiers et la contestation lycéenne, l'organisation uniquement
présente dans la capitale, n'y mobilise guère qu'une trentaine
d'individus. Elle s'exprime par un journal éponyme. Son positionnement
est ambigu.
- Gauche Révolutionnaire
Créée en octobre 1993, la Gauche Révolutionnaire
n'est que la façade politique de la section française Jeunes
contre le Racisme en Europe (J.R.E.), constituée six mois plus
tard. Elle est née de la fusion des Jeunesses Communistes Révolutionnaires
(J.C.R.) -issues de la tendance Égalité exclue de la Ligue
Communiste Révolutionnaire (L.C.R.)-, des Cercles Communistes Prométhée
-dissidents du P.C.F.-, et de militants du Parti Socialiste et du P.C.F.
regroupés autour du journal marxiste "Riposte".
Comptant quelque 200 militants en 1996 et plombée depuis par le
rapprochement de son ex-leader Raymond DEBORD avec le P.C.F., la structure,
qui ambitionne de créer un nouveau parti, végète.
Elle n'est parvenue à absorber que la trentaine de militants de
la "Commune", groupuscule lambertiste dissident.
- Groupe trotskiste pour la reconstruction de
la IVème Internationale
Egalement connu sous la dénomination de "Groupe LANG",
pseudonyme de François PERETIE, son fondateur évincé
en 1997, le Groupe trotskiste pour la reconstruction de la IVème
Internationale a été créé en avril 1986 autour
de la revue "Toute la Vérité" par des militants
exclus du Parti Communiste Internationaliste (P.C.I.).
Regroupés autour d'Omar FERNANDEZ, ses membres, qui ne seraient
plus qu'une vingtaine, appartiennent, pour la plupart, à l'administration
de La Poste où ils animent le Comité de coordination des
facteurs et postiers parisiens. Ses organes de presse sont les feuilles
"Toute la Vérité", et "Révolte Jeune".
La structure tente, sans résultat, de mener campagne dans les banlieues
sensibles en y dénonçant de prétendues "violences
policières".
- Voix des Travailleurs
Procédant de l'exclusion en mars 1997, de 70 militants de Lutte
Ouvrière essentiellement localisés en région bordelaise
et rouennaise, "Voix des Travailleurs" ne compte que 200 adhérents
dont une centaine en région bordelaise, une cinquantaine à
ROUEN et une vingtaine à PARIS. Son principal responsable est Bernard
CHENUT, alias "Yvan".
En dépit de diverses tentatives, Voix des Travailleurs n'est jamais
parvenue à débaucher les membres de la fraction minoritaire
de Lutte Ouvrière dite "L'Etincelle" pas plus que ceux
de la "tendance R" de la Ligue. N'ayant réussi qu'à
absorber la "Ligue Socialiste des Travailleurs" (L.S.T.)St,
elle en est réduite à tabler sur un rapprochement avec la
L.C.R. et, à terme, sur son intégration à cette formation.
- Ligue Trotskiste de France
Constituée le 11 juillet 1975 par les dissidents de la Ligue Communiste
Révolutionnaire et des militants de la Tendance Spartakiste Internationale,
la Ligue Trotskiste de France (L.T.F.) possède un organe de presse,
"Le Bolchévik", inspiré par Xavier BENOIT, ainsi
qu'une association satellite, Les amis de Spartakiste. Forte d'une centaine
de militants, cette organisation -qui a toujours, paradoxalement, apporté
son soutien à la ligne dure du Parti Communiste de l'ancienne Union
Soviétique- est essentiellement implantée à ROUEN
(76), LYON (69) et PARIS.
Dans la capitale, elle agit surtout sous couvert de son "Comité
de Défense Sociale" (C.D.S.) qui participe notamment aux actions
en faveur de Mumia ABU JAMAL ou des "sans-papiers".
- Pouvoir Ouvrier
Section française de la Ligue pour une Internationale Communiste
Révolutionnaire (L.I.C.R.), dont le siège est à LONDRES
(Grande-Bretagne), Pouvoir Ouvrier dispose de quelques dizaines de militants,
partagés essentiellement entre NANTES (44) et PARIS, où
la structure a été déclarée le 3 octobre 1994
à la Préfecture de Police sous le n°ASS 117.407 P. Domiciliée
7, rue Lemercier à PARIS (17ème), elle publie le bimestriel
"Pouvoir Ouvrier".
Ce groupuscule tente actuellement de s'implanter dans certains lycées.
Dans le but de recruter des jeunes, il a créé une structure
"Jeunes révolutionnaires" pourvue d'une feuille mensuelle
intitulée "Révolution", dont le directeur de publication
n'est autre que Pierre DANDE, chef de file du groupuscule.
Survivances marxistes-léninistes
Avatars du marxisme-léninisme qui a connu son apogée en
1968, avec le développement de la Gauche Prolétarienne,
quelques groupuscules marxistes-léninistes subsistent, sans perspective
aucune pour la plupart.
- L'Organisation Communiste Marxiste-Léniniste-Voie Prolétarienne
Mouvement maoïste issu de l'éclatement du Centre Marxiste-Léniniste
de France en mars 1980, l'Organisation Communiste Marxiste-Léniniste-Voie
Prolétarienne (O.C.M.L.-V.P.) prône le "socialisme véritable"
dont l'une des caractéristiques est"le pouvoir des travailleurs",
organisés en conseils. Groupusculaire, cette formation n'existe
guère qu'en région parisienne. Sa radicalisation se trouve
mise en exergue avec l'intensification de ses rapports avec des organisations
révolutionnaires étrangères (Parti Communiste Léniniste
espagnol, Sentier Lumineux péruvien...).
Donnant pour adresse une boîte postale -B.P. 48 à EPINAY-SUR-SEINE
(93)-, la structure est domiciliée chez son fondateur et principal
animateur Marcel C******.
Si l'O.C.M..L.P.-V.P. est largement ignorée, tel n'est pas le cas
de son mensuel "Partisan" vendu en kiosque et dont les analyses
radicales mais de qualité trouvent un certain lectorat, au point
que l'organisation annonce la diffusion d'une formule plus élaborée,
un "nouveau Partisan" au printemps 2000.
- Le Comité Populaire-Organisation Politique
Issu de l'Union des Communistes de France Marxistes-Léninistes
(U.C.F.M.L.), le Comité Populaire-Organisation Politique est plus
souvent dénommé "Organisation Politique" (O.P.)
voire Distance Politique.
De sensibilité maoïste, cette organisation fondée par
Alain BADIOU et dont l'un des principaux dirigeants est Alain JEAN ne
se manifestait guère antérieurement que par des "Noyaux"
dont l'un était implanté aux usines Renault de FLINS (78).
La structure donne pour adresse la boîte postale de ses publications
(B.P. 84 - 75462 PARIS CEDEX 10).
Ces dernières années, Distance Politique a réussi
une entrée en force sur le créneau des "sans-papiers"
par le truchement des "Collectifs d'Ouvriers Sans-Papiers" implantés
dans les foyers de la région parisienne d'immigrés célibataires.
Une initiative permettant à l'organisation de rassembler plusieurs
centaines de personnes au pied levé.
D'audience confidentielle, son bulletin "Le Perroquet" dispose
désormais d'un supplément "Ici" plus précisément
tourné vers l'immigration.
- Le Parti Communiste des Ouvriers de France
Apparu sur la scène politique en mars 1979, le Parti Communiste
des Ouvriers de France (P.C.O.F.), principalement animé par Alfred
ZIMMER, n'était autre que le successeur de l'Organisation pour
la Reconstruction du Parti Communiste de France (O.R.P.C.F.), elle-même
issue de dissensions internes à l'ex-Parti Communiste Marxiste
Léniniste de France (P.C.-M.L.F.), fin 1976. De tendance pro-albanaise,
avant les bouleversements actuels des pays de l'Est, ses principales orientations
sont axées sur la défense d'un "communisme pur"
appliquant strictement la doctrine marxiste léniniste, et sur le
principe de l'internationalisme prolétarien. Diffusant deux fois
par mois la publication "La Forge", le P.C.O.F. n'existe que
par ce vecteur d'audience confidentielle". Quant à la prétendue
branche jeune du mouvement "L'Union des Jeunes Anti-Fascistes et
Anti-Impérialistes" (U.J.A.F.A.I.), son existence n'est plus
attestée depuis des années.
Anarcho-autonomes
Rassemblant de façon informelle des éléments se signalant
par une propension à la violence, la mouvance autonome, regroupée
pour l'essentiel dans la capitale, compte également des ramifications
en province. Hors les organisations transversales qu'elle s'emploie à
dévoyer, cette sensibilité se retrouve dans les squats politiques
et également dans des structures spécifiques, plus ou moins
éphémères, voire de circonstance, s'interpénétrant
peu ou prou, au nombre desquelles
- Les Sections Carrément Anti-LE PEN (S.C.A.L.P)
Émanation du "Comité de Lutte et d'Intervention contre
le Nationalisme Gangreneux" (C.L.I.N.G.), le S.C.A.L.P. a vu le jour
à TOULOUSE (31), à l'occasion de la venue de Jean-Marie
LE PEN dans la ville rose, dans le cadre de l'élection européenne
de 1984.
Dès lors, parallèlement à la montée en puissance
du parti frontiste, l'initiative des militants toulousains fera tache
d'huile. Des S.C.A.L.P. vont apparaître dans celles des grandes
villes de l'Hexagone où existe un vivier anarchiste, l'émergence
de ces groupes étant généralement liée à
la venue de responsables du Front National. On dénombre actuellement
une douzaine de S.C.A.L.P. dans l'Hexagone à AMIENS (80), ANNONAY
(07), DIJON (21), LILLE (59), LYON (69), METZ (57), NANTES (44), NEVERS
(58), NICE (06), PARIS, RENNES (35), STRASBOURG (67), TOULOUSE (31).
Ne comptant que quelques dizaines, voire quelques centaines d'activistes,
les S.C.A.L.P. dont les figures parisiennes sont Fabrice S****-C*********,
Thomas A******, Yvan D**** de B******, et Nadège M***** ont, au
fil des ans, perdu une partie de leur allant. Ils sont désormais
confrontés au profil bas du lepénisme militant.
Ayant de l'antifascisme une conception extensive les conduisant à
"lutter contre le système ultra libéral et ses conséquences
sociales, économiques, sécuritaires...", les S.C.A.L.P.
ne manquent pas de rebondir en transposant leurs violences dans les conflits
de société, adaptant leur dénomination à l'objectif,
tout en préservant leur sigle acronyme. Collant à l'actualité,
le S.C.A.L.P. de NANTES s'est ainsi, en janvier 2000, momentanément
intitulé "Section de Contre-Attaque au Lobby Pétrolier".
- Le Collectif d'Agitation pour un Revenu Garanti
Optimal (C.A. R. G. O.)
Groupe de fait apparu en février 1994 pendant le mouvement de contestation
"anti-C.I.P." et animé par des militants d'ultra gauche
virulents -dont l'autonome Laurent G*********-, il a son siège
21, rue Voltaire à PARIS (llème). Attaché à
promouvoir une auto-organisation des précaires, ce collectif jouissait
d'une certaine notoriété auprès des jeunes auxquels
il proposait un engagement alternatif en marge des structures existantes.
Prônant le recours à la violence, ce groupuscule l'exerçait
par des ouvertures de squats politiques, des occupations diverses, une
participation active aux grandes mobilisations et à leurs dérives
violentes.
Toujours aussi présents dans les provocations quasi-quotidiennes
de la contestation des "sans" dans la capitale, les militants
de C.A.R.G.O. y ont rejoint A.C. et manifestent désormais au nom
de cette structure. S'ils y ont fait prendre en compte la notion de revenu
minimum d'existence -déconnectant rémunération et
travail- ils ont, par leurs provocations répétées,
nui à la crédibilité de l'organisation.
- Anarchist Black Cross
Structure internationale de soutien aux "prisonniers politiques"
dont le siège se trouve à PATERSON (New Jersey). Elle n'est,
en France, implantée groupusculairement qu'à LILLE (59)
et DIJON (21).
- Le Collectif "Souriez vous êtes filmés"
Initiative limitée à quelques communes des Hauts-de-Seine,
mais citée pour mémoire en raison de sa relative notoriété
médiatique, le Collectif "Souriez vous êtes filmés"
procède d'une réaction anarcho-libertaire à l'équipement,
au printemps 1995, de la commune de LEVALLOIS-PERRET, en caméras
de vidéo-surveillance. Une réalisation critiquée
comme procédant de "prémices françaises du Big
Brother Orwellien".
- Le Collectif des papiers pour tous
Apparu dès le début du conflit des "sans-papiers",
en mars 1996, ce collectif, se proposant de "paralyser la machine
à expulser", s'est trouvé marginalisé par les
"collectifs de sans-papiers", plus nuancés dans leurs
exigences, mais plus crédibles. En conséquence, les agitateurs
du "Collectif des papiers pour tous" exercent désormais
leurs provocations violentes au sein des Collectifs Anti-Expulsions (C.A.E.),
au recrutement plus large.
- Les Comités de Défense des Étudiants Étrangers
(C.D.E.E.)
Apparus à l'automne 1994, présents dans quelques universités
seulement, et inconsistants. Ils s'intitulent désormais plus volontiers
"Comités de Lutte des Etudiants Sans-Papiers" (C.L.E.S.P.).
En ce début d'année 2000, celui de l'université de
PARIS VIII-SAINT-DENIS retenait l'attention par l'occupation d'un amphithéâtre
suscitant en écho la création de C.D.E.E. à LILLE
et TOULOUSE, tentant de proche en proche, à plonger le monde universitaire
dans une crise généralisée.
- Réseau français sans titre
Attribuant le succès de la désorganisation du Millenium
Round de SEATTLE (U.S.A.) à l'efficacité de "petits
groupes d'affinités", sans "aucune direction centralisée",
les anarcho-autonomes, souhaitant transposer ces pratiques en France,
envisageaient, en fin d'année 1999, de créer, via 1'"Action
Mondiale des Peuples" (A.M.P.)", un "réseau français
sans titre". Ce projet ne semble pas avoir eu à ce jour, de
prolongement concret.
- D'autres abcès de fixation
Sur le créneau du chômage, en particulier, et des exclusions
en général, des dissidences anarcho-autonomes d'Agir ensemble
contre le Chômage sont, au nombre d'une vingtaine, apparues en province,
sous forme de groupuscules tentés par la violence. Peuvent ainsi
être mentionnés "La Nouvelle Commune" de Jean-Marie
H****** à ARRAS (62), le Collectif des Chômeurs Actifs et
Solidaires (C.C.A.S.) de FOIX (09), A.C.-C.UB. à BORDEAUX (33),
Collectif d'Actions Solidaires Alternatives (C.A.S.A.) de MONTPELLIER
(34), Comité Anti-Chômage de Meurthe-et-Moselle (C.A.C.-54),
Comité des Chômeurs Indépendants du MANS (72), Chômeurs
Actifs Solidaires et Heureux (C.L.A.S.H.) en Lot-et-Garonne voire une
fantomatique "Coordination Nationale des Comités de Chômeurs
et Précaires en lutte". Tentant de fédérer ce
qui peut l'être dans cette mouvance, la Confédération
Nationale du Travail s'efforce de promouvoir des "Comités
d'Action Chômeurs" (C.A.C.-C.N.T.).Parfois, c'est un groupe
anarcho-libertaire sans affiliation particulière qui, au niveau
d'une localité, fédère les divers mécontentements.
Tel est le cas avec "Maloka" à DIJON (21). De telles
implantations n'existent généralement que par la personnalité
d'une poignée d'animateurs, voire d'un seul ; c'est ainsi que "Vivre
Au Présent" (V.A.P.), très active à MONTPELLIER.
(34) ces dernières années, est désormais en sommeil.
Squats politiques et communautés libertaires
- La dangerosité limitée des communautés libertaires
Phénomène de société à la fin des années
soixante-dix où l'on en dénombrait près de 800, les
communautés libertaires ne comptent plus désormais qu'une
vingtaine de témoins de cette volonté de changer le monde
. Dans cet îlot résiduel dont elles ne sont pas représentatives,
on ne trouve que deux relatives réussites, elles-mêmes en
perte de vitesse, en dépit d'un recentrage. Un effondrement lié
à la convergence de divers facteurs : lieux inhospitaliers pour
des populations non aguerries, type d'activités conduisant généralement
à la déconfiture, faiblesse numérique de la plupart
des peuplements, mode de vie rapidement perçu comme dépassé.
- Longo Maï.
Ayant son implantation principale à LIMANS (04), ce fleuron du
mode de vie alternatif est parvenu à une exceptionnelle réussite
relationnelle et financière dépassant les frontières.
Elle s'accompagne d'un interventionnisme qui s'exprime au travers de diverses
structures spécifiques : Forum Civique Européen (F.C.E.),
Comité Européen de Défense des Réfugiés
et Immigrés (C.E.D.R.I.), Fédération Européenne
des Radios Libres (F.E.R.L.). En fait, l'attrait de la sphère progressiste
pour cette expérience originale n'a pas survécu à
la disparition au cours de l'été 1993, du guide de la communauté,
Roland PERROT.
- Le Cun du Larzac.
Ayant son siège route de Saint-Martin à MILLAU (12), la
structure est issue de la lutte des Paysans du Larzac et des mouvements
anti-militaristes des années soixante-dix. Se définissant
comme un "centre de recherches et d'actions pour une défense
populaire non violente", elle constitue un théâtre d'expérimentations
diverses. Centrés sur trois pôles -non-violence, écologie,
autogestion-, ses travaux donnent dans la recherche théorique et
ses applications pratiques. A ce stade, qui n'a plus rien à voir
avec les communautés de naguère, l'organisation placée
sous la houlette d'Hervé OTT, a trouvé son créneau
et une certaine reconnaissance.
Sans projet cohérent, vivant dans une situation de quasi-dénuement,
en butte à la méfiance du voisinage, de surcroît vieillissants,
les autres tenants de la vie communautaire, telle que pratiquée
durant les années septante, sont trop décalés pour
constituer une menace réelle, bien qu'ils demeurent le plus souvent
nostalgiques d'un extrémisme plus ou moins prononcé. De
manière diffuse, quelques implantations retiennent l'attention
par les relations qu'elles entretiennent avec les anarcho-autonomes. Toutes
sont susceptibles d'héberger ponctuellement des activistes étrangers.
- Des squats politiques plus inquiétants
Phénomène sans commune mesure avec ce qui peut être
constaté depuis des années dans d'autres pays, tels l'Italie,
l'Allemagne ou les Pays-Bas, les squats politiques ou politisés
ne sont guère en France que de l'ordre de la trentaine dont la
moitié en région parisienne". Profondément marqués
de l'esprit libertaire, développant un système de lutte
contre l'autorité, ces squats politiques sont, à certains
égards, des répliques des communautés rurales, avec
cependant un potentiel de risques beaucoup plus élevé.
Accueillant une population ayant une moyenne d'âge inférieure
à la trentaine, ces implantations agglomèrent des individus
évoluant, à des titres divers, dans la marge sociale ou
politique. Dépourvus d'un véritable projet révolutionnaire,
ils n'en sont pas moins, pour certains, de réels activistes. En
situation géographiquement idéale pour s'impliquer directement
et rapidement dans les turbulences sociales, ces lieux de vie investis
à des degrés divers par des tenants de l'extrême,
voire de l'ultra gauche, constituent un des éléments de
la menace de cette mouvance. Pour mémoire, le couple REY-MAUPIN,
à l'origine d'une fusillade, qui, à VINCENNES (94) le 4
octobre 1994, devait causer la mort de 5 personnes, dont 3 policiers,
fréquentait occasionnellement le milieu squat. Des investigations
effectuées en Seine-Saint-Denis à la mi-1996, il ressortait
que 5 % seulement des squats alors répertoriés étaient
politisés à des degrés divers. A la différence
de la squatterisation "par nécessité", les squats
politiques et politisés hébergent une population au caractère
métropolitain et ouest-européen plus affirmé..
Plus prosaïquement dans la capitale, quelques lieux squattés
servent de base arrière à la contestation sociétale".
C'est ainsi que l'anarchisante Confédération Nationale du
Travail (C.N.T.) dite "des Vignoles" a occupé, sans droits
ni titres de manière tacitement consentie, un immeuble sis au 33
de la rue précitée dans le 20ème arrondissements8
et que, durant le conflit des "sans-emploi" de l'hiver 1997/1998,
la "Maison des Ensembles", se définissant comme un "lieu
de convergences des luttes sociales" et regroupant au 5, rue Aligre
à PARIS (12ème), les tenants de la contestation sociétale
était, elle aussi, un lieu indûment occupé".
Il en est de même du 61, rue d'Avron à PARIS (20ème)
où sont repliées nombre d'activités de la M.D.E.
et du 37, rue des Maraîchers, également à PARIS (ZOème)
où sévit notamment le Collectif Anti-Expulsion (C.A.E.)
de PARIS et sa région.
En banlieue, une structure de soutien retient quelque peu l'attention,
le C.A.E.S. (Centre Autonome d'Expérimentation Sociale), implanté
à RIS-ORANGIS (91) dans un immeuble squatté au 1, rue Edmond
Bonté.
En province, ce phénomène purement conjoncturel n'est qu'exceptionnellement
soutenu par une structure permanente. Tel est cependant, à MONTPELLIER
(34), le cas du Mouvement Associatif de Soutien aux Sans-Emploi (M.A.S.S.E.)
qui n'a de cesse d'accaparer durablement un site. A NANTES (44), l'association
anarcho-libertaire CITE poursuit le même but. A RENNES (35), sur
le même registre, sévit la Mobilisation pour une Education
Sexuelle et Sociale Emancipée (M.E.S.SE.), tandis qu'à TOULOUSE
(31), deux immeubles constituent un foyer de contestation". Une de
ces implantations provinciales paraît mériter davantage d'attention,
celle de "la nouvelle commune" à ARRAS(62) -dans un pavillon
squatté au 82, rue Mauléans- où, en compagnie de
Jean-Marie H****** acteur dévoyé de la contestation des
"sans-emploi" et d'une quinzaine d'associaux, on trouve notamment
Vincenzo S****, ancien membre de l'organisation terroriste "Prima
Linea", qui pousse à la radicalisation, une population interlope.
D'approche difficile, lieux de passage et de brassage de populations mouvantes
contribuant au moins partiellement à la violence urbaine, les squats
politiques sont, à n'en pas douter, des endroits de fixation et
d'expression de militants révolutionnaires échappant le
plus souvent à l'observation. Un désagrément compensé
par l'avantage de pouvoir en localiser certains des acteurs. Peu nombreuses,
ces implantations n'en sont que plus convoitées par la frange radicalisée
de l'extrême gauche qui rêve de les faire évoluer à
la manière des "autorganizzati" -centres sociaux autogérés-,
modèles de construction révolutionnaire transalpins"
Implantées dans les grandes villes de la péninsule à
l'initiative de l'extrême gauche, ces structures ont vocation à
"autogérer les espaces alternatifs dans les quartiers de misère",
et se donnent pour objectif prioritaire de faire que soit reconnu un droit
de cité à toutes les couches sociales -étudiants,
S.D.F., chômeurs...- sans réelle représentation. Brassage
de populations et recours à l'outil informatique en font d'importants
lieux d'échanges.... sans succès notable à ce jour.
SUR LES THÈMES DE SOCIÉTÉ :
Présentées à l'occasion comme
l'expression d'une "gauche mouvementiste"(Expression lancée
par "Le Monde" qui, dans son édition du 22/23 août
1999, titrait à propos des menées anti-Mac Do : "La
gauche mouvementiste soutient la Confédération Paysanne".),
nombre de structures prolifèrent sur le créneau de la contestation
sociétale. Quasi-syndicats protestataires, elles sont en réalité
soumises aux influences plus ou moins discrètes de nombre d'organisations,
d'extrême gauche notamment.
Compensant l'indigence de leurs effectifs militants par la surmédiatisation
de leurs penchants activistes, parisiennes tant au sens géographique
que péjoratif du terme pour la plupart, ces organisations y ont
initialement gagné en notoriété (A leur propos, d'aucuns
n'ont pas hésité à parler de "militantisme cathodique"
(Cf. "C.F.D.T.-Magazine" -N° 216 de juin 1996-).). En revanche,
les années passant, elles se sont trouvées affaiblies par
des clivages PARIS/Province. Une situation d'autant plus dommageable qu'elle
survenait au moment où les directions, souvent d'inspiration trotskiste,
se voyaient contestées par une base, sensible aux surenchères
anarcho-libertaires, et, de surcroît, peu maîtrisable au demeurant.
En perte de vitesse depuis le printemps 1998, voire dès la mi-1997,
ces mouvements ne désespèrent pas de revenir dans l'actualité,
notamment à la faveur de la campagne des municipales par le harcèlement
des personnalités candidates.
Sur divers segments de cette contestation actuellement en panne, nombre
d'organisations retiennent peu ou prou l'attention.
Antifascisme
Apparues au cours de la décennie quatre-vingt, les structures antifascistes
ont connu un développement parallèle à celui du lepéniste
militant. Seul groupuscule recourant à l'attentat, "Francs
Tireurs Partisans" a été démantelé à
l'automne 1999. (Ayant perpétré, durant la décennie
quatre vingt-dix, une douzaine d'attentats et tentatives ciblant les intérêts
phocéens du Front National et revendiqués au nom de "Francs
Tireurs Partisans" (F.T.P.), ce groupuscule marseillais, neutralisé
à la mi-octobre 1999, avait pour animateur quasi-exclusif Yves
P*****, investi depuis le début des années soixante-dix
dans tous les affrontements de l'extrême gauche violente.) Le nombre
d'organisations et collectifs en activité plus ou moins réduite,
quelques groupes émergent.
- Des Sections Carrément Anti-LE PEN (S CA.L.P.) à R.E.F.L.E.X.
Fer de lance des violences anti-lepénistes, les S.C.A.L.P., apparus
en 1984 à TOULOUSE (31) ont, dès 1986, au plan de la réflexion,
bénéficié de l'appui de l'association "Réseau
d'Études, de Formation et de Liaison contre l'Extrême droite
et la Xénophobie" (R.E.F.L.E.X.).
R.E.F.L.E.X. a pour but de "relayer et diffuser toute initiative
en matière de lutte contre la montée de l'extrême
droite", de "diffuser les idées et les luttes, afin d'amener
à une transformation des pratiques sociales". Ayant son siège
21, rue Voltaire à PARIS (1lème), cette structure tend à
"mobiliser les gens contre l'extrême droite, l'idéologie
sécuritaire, le contrôle social". Elle lutte contre
la répression multiforme (prison, discrimination raciale, oppression
des peuples,...), y compris au niveau européen. Diverses tentatives
d'unification de la mouvance S.C.A.L.P./R.E.F.L.E.X. ont été
tentées, sans grand résultat. Connue sous le nom de "Réseau",
la dernière en date remonte à fin 1992. Elle se traduit
par la diffusion du mensuel "No Pasaran !" qui, en termes de
mobilisation, donne un bon aperçu des priorités du moment.
Se définissant comme " un réseau de lutte contre l'extrême
droite, les politiques autoritaires et sécuritaires", le "Réseau"
fédère quelque 25 groupes antifascistes dont la douzaine
de S.C.A.L.P. de l'Hexagone. Fixant son action dans une lutte antifasciste
"qui ne peut se dissocier de la lutte contre toutes les exclusions
et le système capitaliste qui les engendre", il se déclare
partie prenante d'une "résistance européenne"
et invite le mouvement antifasciste radical à se regrouper pour
"peser au sein de la société".
- Ras L'Front
"L'Appel des 250 contre le Fascisme-Ras L'Front" est la concrétisation
de "l'Appel des 250", lancé en mai 1990 par des personnalités
progressistes du monde littéraire et du spectacle estimant alors
que, face au Front National, "le temps de la contre-offensive (était)
venu".
Entendant, face au Front National, mettre en place "un front de résistance"
qui imposera l'adoption de mesures sociales et politiques propres à
enrayer le développement du racisme", "l'Appel des 250",
multipliant les collectifs aux activités multiformes, compte plus
d'une centaine de groupes locaux qui, rassemblant globalement quelque
1.200 militants, peuvent mobiliser jusqu'à 2.000 personnes".
Émanation de la Ligue Communiste Révolutionnaire à
l'origine, mais s'étant au fil des ans considérablement
diversifié à la base, Ras L'Front a, à partir du
début de l'année 1996, connu au niveau de sa direction,
une crise à multiples rebondissements. Cette affaire est consécutive
à la dénonciation par l'écrivain Didier DAENINCKX,
d'un prétendu soutien intellectuel qu'aurait apporté naguère
Gilles PERRAULT à d'anciens de "La Vieille Taupe".
Ayant pour principaux animateurs René BARROUX, Philippe CROTTET,
Didier DAENINCKX, Thierry JONQUET et Maurice RAJSFUS, Ras L'Front dispose
de connivences qui lui confèrent une notoriété médiatique
certaine.
A ces collectifs locaux viennent en fait s'ajouter des structures qui,
sous une dénomination propre évoluent en fait dans la mouvance
de Ras L'Front. Tel est à NANCY le cas du Collectif Anti-Fasciste
Anti-Raciste (C.A.F.A.R.), sous la houlette de Paul-Elie L***.
Menant l'affrontement tant au plan intellectuel que sur le terrain, il
fait à maints égards figure de référence en
matière d'antifascisme. Ayant obtenu la condamnation de Jean-Marie
LE PEN lors de procès médiatisés, détournant
la symbolique des happenings frontistes, il s'est taillé, en la
matière, de notables succès. Sur le front du "harcèlement
démocratique" de la formation lepéniste, il a eu l'occasion
de donner sa mesure durant la mobilisation contre le congrès du
Front National à STRASBOURG (67) le dernier week-end de mars 1997
et au cours de la campagne législative qui suivit.
Disposant d'un Observatoire des élus, Ras L'Front pratiquant un
antifascisme d'intimidation, est à l'affût de tout ce qui,
selon ses critères, pourrait être interprété
comme le moindre signe de complaisance vis-à-vis de l'extrême
droite.
- Jeunes contre le Racisme en Europe (J.R.E.)
Essaimant à partir de la Grande-Bretagne et apparu en France dans
les premiers mois de 1993 -avec une série de meetings centrés
sur "La pensée vivante de Malcom X"66, dans la foulée
de la sortie du film "Malcom X" de Spike LEE,(De Malcom LITTLE,
alias Malcom X, les militants d'extrême gauche ne retiennent, en
général, que la qualité de révolutionnaire
marxiste et antiraciste, excluant la dimension religieuse du personnage
qualifié de prétexte, d'instrument et de tactique utilisés
pour "débarrasser les Noirs du fardeau chrétien qui
avait contribué à les asservir) et à la faveur des
troubles qui suivirent la mort de Makomé M'BOWOLE dans les locaux
du commissariat parisien des Grandes Carrières-, Jeunes contre
le Racisme en Europe -J.R.E- se réclame alors de la lutte contre
l'oppression raciale et de celle contre la société capitaliste,
se présentant ainsi comme "l'organisation de combat antiraciste
pour la jeunesse partout en Europe".
A l'origine de cette apparition figuraient les militants des Jeunesses
Communistes Révolutionnaires -Tendance Egalité-6' ainsi
que les membres des Cercles communistes Prométhée",
ces deux mouvements étant, en outre, à la source de la constitution,
en octobre 1993, du groupuscule Gauche Révolutionnaire, façade
politique des J.R.E.. Cette mouvance a ensuite été rejointe
par des membres d'un autre groupuscule, de souche britannique, "Pouvoir
Ouvrier".
Dirigé par Armand ZVENIGOROSKY, le mouvement n'a compté
au mieux, au plan national, que 200 militants répartis en région
parisienne et dans 9 groupes locaux: à CAEN(14), ÉVREUX
(27), TOULOUSE (31), BORDEAUX (33), NANTES (44), LILLE (59), LE MANS (72),
ROUEN (76), AMIENS (80). En raison de difficultés internes persistantes,
la structure connaît depuis quelques années, un certain fléchissement.
Apparue sur le tard par rapport aux autres organisations antifascistes,
la section française des J.R.E. a, d'emblée, tenté
de s'affirmer par des provocations". Veillant à sa réputation
en la matière, elle a pris soin au printemps 1998 de retenir l'attention
au travers des menées des Collectifs Anti-Expulsions (C.A.E.) dont
elle n'était en fait qu'une des composantes. Né dans un
contexte d'agitation, Jeunes contre le Racisme en Europe ne peut se maintenir
que par la violence et s'y emploie.
Contre l'autoritarisme et l'ordre moral
Il s'agit là d'une cible traditionnelle de l'extrême gauche
pour qui toute mise en cause de l'autorité en général
et des forces de l'ordre en particulier constitue un thème fédérateur
susceptible de lui valoir les sympathies, sinon le soutien, d'une large
frange de la mouvance progressiste( Procédant de la nature même
de l'extrême gauche, un tel type d'engagement est souvent ce qui,
faute de mieux, lui permet d'exister à telle enseigne qu'un élément
du mouvement "Yippie" a naguère pu écrire : "Si
vous préparez une manif, n'oubliez jamais de prévoir un
rôle pour les flics. L'intérêt des gens ne s'éveille
vraiment que quand les flics se ramènent. Il n'y a rien qui vous
radicalise autant qu'un flic. Le rôle du gendarme de Guignol leur
va évidemment comme un gant" -Cf Jerry RUBIN in "Do it"
-édition Points Actuels de 1973 - page 127.). Faute de mieux, le
thème actuellement porteur sur ce créneau est celui de la
"criminalisation du mouvement social". En conséquence,
aux organisations antifascistes ayant une conception très extensive
de leur objet, viennent, sur ce segment de la contestation sociétale,
s'agglutiner les groupes les plus divers dont certains retiennent l'attention.
- Observatoire des Libertés Publiques
Créé sous la dénomination initiale "Que fait
la police ?", le 6 avril 1994",(
Date anniversaire de la mort, au commissariat des Grandes-Carrières,
du ressortissant zaïrois Makomé M'BOWOLE, tué un an
auparavant, durant sa garde à vue, par un fonctionnaire de police.
) l'Observatoire des Libertés Publiques (O.L.P.) se propose de
"recenser toutes les petites et grandes exactions de la police".
Il s'est, à cet effet, doté d'un bulletin de liaison, "Que
fait la Police ?".
Installée au 7/9, passage Dagorno à PARIS (20ème),
la structure a pour président l'écrivain Maurice RAJSFUS.
Elle compte dans ses instances dirigeantes des personnalités de
l'extrême gauche antifasciste telles Didier DAENINCKS, président
de l'"Association des artistes anti-LE PEN", Serge QUADRUPPANI,
figure de la mouvance autonome parisienne, Anne TRISTAN, écrivain,
Siné, dessinateur...
69 Dans l'une de ses premières campagnes de propagande, la structure
proclamait "ne pas chercher à réconcilier les jeunes
et les flics". Elle s'est ensuite affichée en défenseur
du port du voile, afin, croyaient ses responsables, de gagner, à
leur cause, la jeunesse immigrée des banlieues.
Assurant que "sous la gauche les bavures continuent de plus belle"
et assimilant certaines forces de police "aux SS sous l'occupation",
Maurice RAJSFUS est la cheville ouvrière de l'O.L.P. dont la pétition
"La police hors la loi, ça suffit", circulant depuis
un an, aurait recueilli un millier de signatures.
En mai 1999, l'O.L.P. a lancé à PARIS un "réseau
de vigilance" destiné à "lutter contre le tout
sécuritaire en France et la répression du mouvement social".
- Le Réseau Voltaire pour la Liberté d'expression
S'assignant comme objectifs la défense de la liberté d'expression
et de la laïcité ainsi que la lutte contre l'intégrisme
et la censure, le Réseau Voltaire pour la Liberté d'expression
a, par le biais du comité "Non, Clovis n'est pas la France
!", été au centre de la contestation de la visite pontificale
de septembre 1996. Lors de celle d'août 1997, il n'est pas parvenu
à susciter le même élan.
Regroupant une cinquantaine d'associations, animé par le journaliste
Thierry MEYSSAN, l'un des principaux initiateurs de l'ancien périodique
"Maintenant", et actuellement secrétaire national du
P.R.G., le Réseau Voltaire pour la Liberté d'expression
fait, par certains côtés, figure de vecteur de pénétration
de la mouvance progressiste par l'homosexualité militante. S'il
ne constitue pas en soi une structure d'extrême gauche, force est
de constater que, si ses dossiers ciblent de préférence
la sensibilité traditionaliste de l'église catholique, l'extrême
droite et divers milieux conservateurs, la gauche de gouvernement n'est
pas épargnée pour autant.
Réalisées à la faveur d'un travail souterrain, ses
investigations ont un certain impact dans la mesure où, de proche
en proche, elles sont, à des degrés divers, reprises par
des organes de presse qui s'en inspirent.
- Act up
"Act up (Agir, conseiller, travailler, unifier et protéger)
PARIS" a été créé en 1989 sur le modèle
d'Act up NEW-YORK, fondé en 1987. Se présentant comme une
" association issue de la communauté homosexuelle", "Act
Up PARIS" veille à défendre équitablement toutes
les populations touchées par le Sida. La structure est présidée
par Emmanuelle COSSE.
Se définissant comme "un groupe activiste d'abord, un groupe
de lobbying ensuite, un groupe militant enfin", "Act up PARIS"
fait, par rapport aux "mouvements sociaux" de la décennie
quatre vingt-dix, figure de précurseur particulièrement
outrancier.
Depuis la fin des années quatre-vingt, Act up cultive l'art de
la provocation médiatisée dont le vocabulaire d'importation
traduit les origines. C'est ainsi que les actions commandos sont qualifiées
de "zapping", les manifestations tournantes de "picketing",
et, le fait de simuler la mort sur la chaussée de "die in".
N'hésitant pas à s'associer à diverses formes de
luttes anti-exclusion, Act up ne fait pas mystère de ses sympathies
pour la gauche de la gauche. Dans les semaines précédant
le soutien législatif de 1997, il fut à l'origine de l'appel
"Nous sommes la gauche", mettant en garde la "gauche officielle"
au nom de la "gauche réelle".
- La Coordination nationale des Associations pour le Droit à l'Avortement
et à la Contraception
Déclarée en septembre 1994 à la Préfecture
de Police de PARIS, mais existant sous la forme d'un groupe de fait depuis
1990, la Coordination nationale des Associations pour le Droit à
l'Avortement et à la Contraception (C.A.D.A.C.), qui a son siège
à la Maison des Solidarités, 21 ter, rue Voltaire à
PARIS (1lème), dépasse très largement le cadre des
structures d'extrême gauche.
Se donnant pour but de " |