Michel Dakar

 

Paris, le 8 février 2006

 

 

LRAR n° 2168 8857 5FR

 

Pli sans enveloppe,

Un feuillet.

 

 

 

Monsieur le Procureur de la République ,

TGI, 4 bd du Palais 75001 Paris

 

 

 

Plainte pour sabotage informatique

 

 

 

Monsieur,

 

Je porte plainte auprès de vos services pour sabotage de mon système informatique qui me sert pour gérer mes sites internet codeig.net, aredam.net et opadel.net.

 

Aujourd'hui, la page d'index de mon site aredam.net a été effacée.

 

Depuis environ trois jours, mon programme de gestion des sites est resté incontrôlable, et durant environ deux jours, je n'ai pu franchir l'interface de gestion client des sites, cette page qui se trouve chez l'hébergeur DRI, m'étant refusée d'accès.

 

Cela fait suite à une série de pannes incompréhensibles, qui durent depuis trois mois, nécessitant la réparation de l'ordinateur une semaine sur trois, dont une fois, le remplacement du disque dur.

 

Tout cela fait penser à une prise en main de l'extérieur, de mon ordinateur.

 

Je demande que les connexions vers mon poste informatique soient toutes relevées et leurs auteurs identifiés, particulièrement les connexions qui ont eu lieu depuis le début du mois de février.

 

Dans l'attente de votre diligence, je vous prie de recevoir, Monsieur le Procureur de la République , l'expression de mes cordiales salutations.

 

 

M. DAKAR

 

 

 

Annexe : voir Journal de Bagdad, n° 189, de Marcus Lemaire.

 

Extrait de ce journal :

Nota : dans cet extrait, l'ennemi est la population occidentale elle-même.

 

5 Médias 5-1 Les plans du Pentagone pour contrôler l'information

La National Security Archive vient de publier un document déclassifié du Pentagone, qui redéfinit l'approche que doivent avoir les États-unis face à l'environnement médiatique mondial.

Le principe premier de « La feuille de route sur les opérations d'information », signée par Donald Rumsfeld en 2003, est qu'il n'y a pas de limite dans la guerre de l'information, car désormais, « les informations destinées à la propagande, aux Psyops, sont consommées par le public états-unien et vice versa » .

Ce plan prévoit donc de nombreuses activités militaires, de « la manipulation des pensées » de l'adversaire, à l'attaque des réseaux de communication de l'ennemi.

La première des priorités est de « combattre Internet », et de se préparer à une guerre virtuelle. Le département de la Défense doit, selon le document, élaborer un centre destiné à cet effet.
« Nous devons améliorer notre capacité d'attaque électro-magnétique et sur les réseaux de communication. Pour dominer dans un combat centre d'information, il est de plus en plus important que nos forces dominent le spectre électro-magnétique avec des capacités d'attaque » . (3.Executive Summary - A.Conclusions)

Le recours au Psyops, branche militaire spécialisée dans les opérations psychologiques, est fréquemment évoqué : « Des efforts considérables doivent être faits pour caractériser le potentiel de l'audience de l'adversaire, et plus particulièrement celui des décisionnaires et de leurs priorités. Si ces efforts d'analyse ne sont pas faits, il ne sera pas possible de lancer les sujets et messages des PSYOPS qui seront efficaces pour modifier le comportement de l'adversaire » . (3.Executive Summary - A.Conclusions)

Bien que la propagande ait toujours été admise par les États-unis, jamais un gouvernement n'avait officiellement autorisé l'intoxication médiatique de ses propres électeurs : le document précisant que « les messages des Psyops seront souvent diffusé par les médias pour de plus grandes audiences, y compris le public états-unien » .