LETTRE OUVERTE A MONSIEUR ERIC DE MONTGOLFIER PROCUREUR DE LA REPUBLIQUE A NICE

 

Torturé, nié, persécuté, interdit d'expression et de vérité ; pour mes opinions et ma religion, avec la caution des politiques, des «  droits de l'homme »

Je vous demande des explications concernant ces traitements particuliers auxquels je suis soumis depuis le 1 er octobre 2001.

Le 1 er octobre 2001, j'ai été torturé par des policiers de la cité des « Moulins » venus m'interpeller à mon domicile, à la demande du Parquet ; et à l'instigation de l'association « J'accuse » de Paris.

J'ai subi entre autres sévices et humiliations, des séances de strangulation et de coups de cutter ; en partie à mon domicile, sur le trajet me conduisant au commissariat, et à l'intérieur de celui-ci, cela pour un commentaire de l'actualité (bulle dessinée) stigmatisant le racisme sioniste et l'atmosphère ambiante de « chasse aux sorcières », de l'après 11 septembre, adressé à l'association « J'accuse »

Alors que je souffre d'asthme et que j'étais âgé de 54 ans ; les policiers m'ont obligé à courir les jambes entravées par mon pantalon qui était tombé (qu'ils m'ont interdit de remonter) la distance de 200 mètres (environ) séparant mon domicile du commissariat. J'étais menotté les mains derrière le dos.

Je me suis effondré à plusieurs reprises sous les coups qui m'étaient portés et qui se sont poursuivis sous leur action. Les douleurs étaient indicibles

J'ai aussi été mis en garde à vue durant 48 heures, sans soins, ni médicaments

Des empreintes digitales et des photos anthropométriques de moi ont été prises, à votre demande, selon les policiers

Des certificats médicaux, des expertises et des photos certifiées attestent de la réalité des faits.

Je vous ai adressé une plainte le 7 octobre, que vous avez classé sans suite le 4 décembre 2001

J'ai redéposé plainte avec constitution de partie civile auprès du doyen des juges d'instruction ; le 19 février

2002 , laquelle a abouti, de longs mois après, sur le bureau de « votre proche » (selon le rapport sur le TGI de Nice) le juge Dorcet ; lequel a requis un non lieu, basé sur les réquisitions du procureur de la république

Non lieu, confirmé par un arrêt de la 12 ème chambre de l'instruction de la Cour d'appel d'Aix-en-Provence, sur la base principale, d'une altération de preuve par un membre de l'appareil judiciaire, à savoir un certificat médical

J'ai déposé plainte à ce sujet. A noter, que toutes mes demandes d'actes : auditions de témoins, confrontations avec mes tortionnaires, ont été refusées de fait, par le juge Dorcet et votre parquet.

Courant juin 2003, alors que je réclamais depuis le matin, justice devant votre palais, au moyen d'une pancarte, j'ai été interpellé par des policiers, le soir, et mis en garde à vue, en accord avec votre parquet, pour « dénonciation calomnieuse », jusqu'au lendemain matin

Le vendredi 10 septembre 2004 j'ai été de nouveau interpellé à mon domicile par des policiers ; menotté et conduit à la caserne Auvare, pour « dénonciation calomnieuse », à la demande de votre parquet, pour la diffusion et l'affichage d'un autocollant comportant la photo des blessures qui m'ont été faites ; et indiquant les auteurs des faits : des policiers, et mis en garde à vue.

On m'a également interrogé pour des faits, qui ne correspondent absolument pas avec mon combat, sur des affiches en hommage à Rudolph Hess, apposées paraît-il sur des murs de la ville ; ainsi que sur un slogan négationniste tagué sur le mur d'une pharmacie

Je ne puis que voir dans ces mises en garde à vue répétées, accusations et interrogatoires, que des provocations, des tentatives d'intimidation et des persécutions visant à me faire taire !

Je souhaiterais avoir à ce sujet des éclaircissements de votre part, concernant les traitements particuliers auxquels je suis soumis, par votre parquet, depuis le 1 er octobre 2001 ; qui se traduisent par une interdiction de dénoncer mes tortionnaires, voire même de m'exprimer !

Dois-je ce traitement particulier à ma qualité de français de souche converti à l'Islam ; de père d'enfants français et musulmans ; à mes opinions antiracistes et antisionistes ; à la profession d'agent de sécurité que j'exerce depuis 35 ans ??

Je voudrais bien savoir, si mes enfants et moi, avons encore un avenir en France, ou si nous devons nous considérer en astreinte permanente de garde à vue, à la merci d'éventuels tortionnaires ?

Sommes-nous toujours dans un Etat de droit, ou sous une république bananière ?

 

A Nice, ce 11 octobre 2004

Daniel MILAN

 

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