Les Etats, la drogue, et le peuple.

La drogue, est un procédé de domination étatique de la caste au pouvoir, sur la population dominée et exploitée. La drogue, est un moyen parmi d'autres, de maintien de l'ordre.

De 1989 à 2000, existait une organisation non gouvernementale (ONG), nommée OGD, Obervatoire Géopolitique des Drogues. Cette ONG vivait des subventions de l'Etat français. L'OGD faisait trop bien son travail, et ses rapports annuels étaient de plus en plus connus, de plus en plus attendus, et de plus en plus dérangeants.

A travers les rapports de l'OGD, on mettait au jour, et de façon détaillée, ce que toute personne lucide et raisonnablement informée savait. Ce sont les Etats au plus haut niveau, ainsi qu'au plus haut niveau, les organismes financiers, qui mettaient en oeuvre l'industrie de la drogue et qui en recueillaient les profits. La mafia des divers pays, dont celle des fameux cartels colombiens, n'étant que de simples pions au service des Etats et des banques.

L'argent de la drogue sert à financer ce que les Etats ne veulent pas voir apparaître dans les comptes publics, soit tout ce qui concerne les services secrets, là où se joue la réalité de la guerre des pouvoirs, et tout ce qui concerne la vie politique intérieure des pays occidentaux.

L'argent de la drogue est le nerf caché de la caste au pouvoir en Occident.

Ainsi, depuis l'invasion de l'Afghanistan par les Américains, la culture du pavot et la production d'héroïne afghane ont centuplé, à l'aide de la CIA.

La principal pourvoyeur d'héroïne de l'Europe est la Turquie, qui possède un régime militaire à façade civile, qui si il le décidait, du jour au lendemain nettoyerait le moindre champ de pavot. Ce régime est étroitement dépendant des américains et des israéliens. Ce n'est qu'une des marionnettes des ces derniers.

Le roi du Maroc est le premier producteur et le premier marchand de haschich du monde. Son haschich est particulièrement bien distribué en Europe, dont principalement en France. Le roi du Maroc n'est qu'une sorte de sous-préfet français, sa hiérachie ayant tendance à virer américaine et israélienne.

L'argent de la drogue passe par les circuits bancaires, dont le flux principal est maintenant officiellement occulte et totalement impénétrable à toute tentative d'investigation judiciaire, si sérieusement une telle chose pouvait avoir lieu.

Ce circuit occulte, mais qui est en fait, le circuit réel et crucial de l'économie mondiale, a été dévoilé par l'affaire Clearstream, du Luxembourg, grâce à un employé de cette organisme. Clearstream est l'une des deux chambres de compensation mondiales, (l'autre chambre de compensation mondiale étant à Bruxelles). Ces deux chambres de compensation sont les carrefours du réseau mondial d'échanges informatiques instantannés de la finance mondiale. Tout organisme bancaire, public et privé, y a un ou de multiples comptes, officiels ou secrets. Tout y est codé. Un simple chiffre témoignant d'un placement quelconque, peut en quelques secondes, faire une dizaines de sauts entre une dizaine de banques, particulièrement dans celles implantées dans les fameux paradis fiscaux tant décriés pour la façade, et parfaitement protégés par les Etats. Même le ministère des finances français possède un compte à Clearstream, tout comme la DGSE.

Tout l'art du gouvernement en matière de drogue, consiste à faire semblant de lutter contre ce fléau tout en le produisant, en l'organisant, en le contrôlant, depuis le paysant, jusqu'à la dernière étape de la vente, par les petits dealers de quartier, et jusqu'aux associations d'aide au drogués, comme celles qui existent dans le quartier de la Goutte d'Or, à Paris 18ème.

Ci-après figurent quelques éléments apparus sur les murs de la Goutte d'Or, sur ces sujets. A chacun d'apprécier et de comprendre, à la lumière de ce qu'il vient de lire, la farce où l'on se trouve.

La drogue est aussi un puissant narcotique à la disposition du pouvoir, pour éliminer dans l'oeuf, toute révolte due à la frustration provoquée par l'exploitation et sa vie réduite au servage, pour ne pas dire esclavage, des personnes appartenant aux couches les plus inférieures dans l'échelle sociale, de la population.

Pour finir, au sujet de l'OGD, qui a été éliminée par le gouvernement, pour avoir dit la vérité, son directeur s'est vendu ensuite à ce gouvernement, on l'espère pour une somme correcte, en devenant le directeur d'une organisation bidon, au nom approchant (l'AEGD - Association d'Etude Géopolitique des Drogues et du blanchiement d'argent), laquelle dépend de l'Europe). Ce monsieur est passé, contre une carotte -dans l'cul, en argent (propre on l'espère), du vrai au faux. Il se nomme Alain Labrousse. Son site internet <http://www.geodrugs.net>

Extrait de ce site : " L'AEGD (Association d'Etudes Géopolitique des Drogues) est une association à but non lucratif, de loi 1901, enregistrée à Nantes (France) le 20 octobre 2000. L'AEGD a été créée afin de publier une nouvelle lettre d'information mensuelle portant sur la géopolitique des drogues. Celle-ci doit combler le vide laissé par la disparition de la Dépêche internationale des drogues, publiée de 1989 à 2000 par l' OGD (Observatoire Géopolitique des Drogues). Dirigé pendant dix ans par Alain Labrousse et une équipe d'analystes, de journalistes et de chercheurs, l'OGD était reconnu dans le monde entier pour la pertinence et la qualité de ses publications mensuelles. Les lettres fournissaient une source d'information unique, indépendante, sérieuse et rigoureuse sur les phénomènes géopolitiques liés au trafic de drogues. L'AEGD entend poursuivre cette mission d'information avec sa Lettre Internationale des Drogues (LID). ". QUEL HUMOUR !.

Extrait du site <http://www.droit.ulg.ac.be/~ogci/partenaires.html> :

"Pour financer sa première année de publication, l'AEGD a été soutenue par des fondations privées. La Fondation de France, le European Drug Policy Fund (EDPF), de la Network of European Foundations NEF, et la Fondation Charles Mayer pour le Progrès de l'Homme (FPH-Paris-Lausanne). A l'avenir, seuls les abonnements devront assurer l'indépendance financière de La Lettre internationale des drogues. "

 

Composition de l'annexe :

1 - Affiche apparue le 31 octobre 2005, quartier la Goutte d'Or, Paris 18 ème :

2 - Anti affiche apparue un jour après et recouvrant le précédent

3 - Au sujet de l'Observatoire géopolitique des drogues, divers articles.

4 - Autres site internet d'organisations farceuses, sur les drogues.

Voir aussi le fichier sur le site aredam.net entre autres relatif à l'association "ego",
<marmottan-1.html>

 

 

1 - Affiche apparue le 31 octobre 2005, quartier la Goutte d'Or, Paris 18 ème :

 

Quelques questions factuelles à l'adresse de la mouvance d' EGO et à nos " candidats " élus municipaux ou nationaux

1 – A la mouvance EGO ....

Pourquoi ne déposez-vous pas un permis de construire modificatif avec de vrais plans, si vous avez vraiment l'intention d'installer des bureaux ?

Rappelons que dès votre première demande vous n'avez pas sollicité ni obtenu l'autorisation de l'Assemblée Générale de l'immeuble concerné mais que curieusement l'administration a accepté d'examiner votre dossier, en contravention avec la réglementation.

Rappelons également qu'entre votre première demande qui concerne la réception de toxicomanes et la seconde qui concernerait désormais un aménagement en bureaux, vous n'aurez pas changé un iota de vos plans d'installation initiaux.

Comment peut-on alors croire au sérieux de votre déclaration d'intention ?

Pourquoi les 200m2 de vos locaux administratifs pourrait-ils représenter maintenant près du double de vos locaux de réception du public toxicomane qui, dîtes-vous, sera installée au 13, rue Saint Luc, dans vos anciens locaux ? Etes-vous devenu une structure bureaucratique devant disposer d'une telle surface pour votre partie administrative ? Ou s'agit-il d'un tour de passe-passe permettant d'obtenir de toute façon les subsides de la MILDT ? Ou, plus simplement, s'agit-il d'une posture d'attente pour une régularisation de vos activités une fois les travaux réalisés et la pression des habitants retombée ?

Pourquoi les statuts d'EGO ont-ils changés ? « L'objet de l'association est désormais d'intervenir dans le domaine de la consommation de drogues et problèmes connexes... et de mettre en place des initiatives ou programmes pilotes à caractère expérimental dans le domaine de la consommation de drogues »... et singulièrement de crack. Il ne s'agit plus ici de soins mais bien de consommation. Quelles sont donc ces expérimentations en matière de consommation de crack que vous envisagez de mener ? S'agirait-il de salles de shoot ?

2 - A nos élus municipaux....

Pourquoi le 29 septembre dernier la présidente du conseil de quartier la Goutte d'or/Château Rouge a-t-elle convoqué exclusivement, et de façon quasi clandestine, sans aucun affichage public, les membres de ce conseil pour y faire voter un voeu de soutien à EGO, allant jusqu'à manifester avec virulence son refus de !pisser entrer les quelques habitants présents sur les lieux ?
Pourquoi le 14 juin 2005 les habitants qui ont voulu participer aux « Etats Généraux du
crack » ont-ils dû faire des pieds et des mains pour y assister et finalement, pourquoi le public était-il trié sur carton d'invitation ?

Pourquoi la Mairie du 18ème n'a-t-elle pas songé à organiser une consultation populaire des habitants du quartier sur une question d'une telle importance, alors qu'elle se targue de vouloir rapprocher les élus des préoccupations de leurs administrés à travers la mise en place d'une démocratie participative ?

Pourquoi avoir autorisé l'extension d'EGO à proximité des nombreuses écoles de ce quartier où beaucoup de gens, précaires ou/et immigrés sont, de plus, en grandes difficultés, et alors même que l'on sait que ce genre de structure draine la grande masse des toxicomanes de la capitale et de sa banlieue ? A-t-on songé au spectacle de misère et de déchéance, imposé quotidiennement aux gosses du quartier ?

Pourquoi avoir rassemblé sur un même lieu les trafics et les soins donnés aux toxicomanes, alors que tous les médecins et spécialistes savent que ces espaces doivent être géographiquement distincts pour que les personnes sous l'emprise des drogues aient une chance de s'en sortir (voir le témoignage dans l'émission de FR3 du samedi 15 octobre, où un homme, présenté comme ancien toxicomane, indique qu'il est régulièrement sollicité par les dealers à la sortie de ces structures) ?
Cette démarche apparaît comme totalement irrationnelle. Mais ne s'agirait-il pas plutôt de préserver les autres quartier de la capitale ?

Pourquoi, alors que Madame " plan d'urgence " avait initié un cycle de réunion avec les copropriétés du quartier, pour leur apprendre leurs droits et les inciter à se défendre contre les abus de certains commerçants, les services de la Mairie abusent-ils des habitants avec la même impudence, en accordant aujourd'hui sans sourciller un permis de construire avec changement de destination au bénéfice d'EGO, contrevenant ainsi à toute la réglementation en matière de copropriété, puisque l'Assemblée Générale de la copropriété de la rue Saint Jérôme n'a rendu aucun avis favorable.

3 - Aux élus nationaux de la majorité ....

Pourquoi, alors que, de l'aveu même de la présidente d'EGO, la moitié des toxicomanes qui viennent dans ces structures relèvent d'une psychiatrie lourde, le nombre de places dans les hôpitaux publiques est-il si ridiculement faible ?

Est-ce que la majorité de droite aujourd'hui au pouvoir, et avant elle, celle de gauche, n'ont pas fait sciemment le choix de laisser évoluer ces grands malades, à ciel ouvert et dans ce quartier, parce que des soins véritables ça coûte cher,... trop cher ? Néolibéralisme et réduction des budgets de l'Etat obligent !

Pourquoi l'Etat accepte-t-il de financer l'extension d'EGO sur le programme de prévention des risques alors que de toute évidence les risques de contamination par le sida et l'hépatite C suite à la consommation de crack ne sont plus du tout ceux induits par l'utilisation de seringues ? Comment se fait-il que la Caisse Primaire d'Assurance Maladie de Paris finance le journal d'EGO distribué gratuitement dans les pharmacies du quartier ? Est-ce encore de la prévention des risques ?

Pourquoi les élus UMP nationaux et municipaux sont-ils aussi remarquablement silencieux sur ce sujet quand il s'agit d'un quartier qui n'est pas dans leur giron ?

Collectif Unitaire des Habitants de La Goutte d'Or - Barbès - Château Rouge - La Chapelle
Contact téléphonique: 06 80 33 37 24 Contact électronique: sauvons_ lagouttedor@yahoo.fr

 

 

2 - Anti affiche apparue un jour après et recouvrant le précédent

 

Stalingrad quartier libre

TOXICOMANIE DE RUE

12, rue d'Aubervilliers - 75019 Paris Tél.: 06 09 63 52 65 mail : quartier-Iibre@laposte.net

Réunions de travail ouvertes à tous tous les 2° et 4° jeudis de chaque mois au café Tout Va mieux
(sortie du métro aérien Stalingrad)

réfléchir et agir pour ensemble pour mieux vivre ensemble dans notre quartier

 

TOXICOMIE DE RUE
NOUVEL HIVER, NOUVEAUX MORTS !

 

L'année dernière à la même époque) des centaines de toxicomanes étaient évacués en plein hiver des squats de la Porte de la Chapelle. Livrés à eux-mêmes et au froid, sans structures d'hébergements adaptées, ils s'étaient à nouveau réfugiés dans les caves et les cages d'escaliers, ou dans les rues sous quelques bouts de carton. Au moins dix hommes et femmes sont morts l'hiver dernier. Morts de froid, de violence, morts dans les flammes de leurs abris de fortune, morts d'overdose pour avoir tenté d'oublier la misère dans n'importe quelle drogue.
À l'initiative de notre association, une pétition avait alors circulé dans les quartiers concernés pour sortir de cette situation inacceptable pour tous et pour demander aux pouvoirs publics d'agir en créant des lieux d'accueils à la hauteur du problème, ouverts de jour et de nuit. Cette pétition a recueilli plus de 1300 signatures et a été adressée à tous les élus et responsables concernés au mois de juin dernier. Cinq mois plus tard, et à la veille d'un nouvel hiver, nous attendons toujours de vraies réponses.

 

REUNION PUBLIQUE

samedi 5 novembre à 15 h
à la Maison des Associations
15 passage Ramey - 75018 Paris

 

Parce que nous pensons qu'il existe des solutions alternatives à la répression et à l'hostilité,
nous continuons activement notre démarche de réflexion, d'information et de formation.
Si vous vous sentez concernés par ces questions, n'hésitez pas à nous rejoindre.

Note de la rédaction du site aredam.net : Phrase manuscrite lue à côté de l'affiche ci-dessus, pharse qui a été écrite après la pose de cette affiche :

" AGENTS ASSOCIATIFS DES POLITIQUES D'APARTHEID DE LA VILLE ET DE L'ETAT"

 

 

3 - Au sujet de l'Observatoire géopolitique des drogues, divers articles :

 

3 - 1 : Site http://www.drogues-gouv.fr Revue de presse du 2 novembre 1998 :

Entretien avec le président fondateur de l'Observatoire géopolitique des drogues
Alain Labrousse : des collusions de moins en moins secrètes entre criminalité et Etats

ONG régie par la loi de 1901 et fonctionnant en toute indépendance, l'Observatoire géopolitique des drogues publie régulièrement des rapports qui font autorité. Au point que le Département d'Etat américain, qui y est pourtant souvent sévèrement épinglé, classe lui-même l'OGD parmi les cinq principales sources d'informations et d'analyses en matière de drogues. Ses rapports offrent notamment une approche globale de l'impact de leur production, de leur trafic et de leur consommation, ainsi que du blanchiment de l'argent en étant issu, sur les rapports de force à l'intérieur d'un même pays et sur les conflits économiques, politiques, militaires entre différents Etats. S'appuyant sur les recherches menées par l'équipe permanente de l'OGD et sur celles de ses quelque trois cents correspondants (journalistes, sociologues, ethnologues, spécialistes des relations internationales, chercheurs ou membres d'ONG...), ces rapports ne souffrent d'aucune concession politique, stratégique ou diplomatique. On en aura ci-dessous la confirmation dans l'entretien que nous a accordé le sociologue Alain Labrousse, directeur fondateur de l'OGD, à l'occasion de la parution de son dernier rapport annuel (1). Il met notamment en relief la "criminalisation du politique" et "l'institutionnalisation des réseaux mafieux" qui conduisent, dans un certain nombre de pays, à l'émergence d'un "modèle de développement économique pervers".

•  Adresse postale : Observatoire géopolitique des drogues (OGD), BP 190-75463 Paris CEDEX 10. Adresse Internet : http://www.ogd.org .

 

3 - 2 Journal L'humanité, 6 mars 2000.

Observatoire géopolitique des drogues (OGD)

« Un observatoire en danger » titre l'Humanité hebdo qui signale que le 20 avril prochain l'OGD, rendra public
son rapport « toujours très attendu », tout en ajoutant, « cette fois le rendez vous aura un caractère particulier : il s Ďagira du dernier. En effet l'observatoire est en redressement judiciaire, et il va devoir fermer ses portes faute d'un financement suffisant ». « Amer »,.Alain Labrousse son directeur, affirme : « nous n'avons jamais eu de subventions de fonctionnement (... ) Pour les pouvoirs publics, la géopolitique des drogues n'a jamais été un souci prioritaire. De plus, c'est plutôt quelque chose de dérangeant dans la mesure où ça met le doigt sur les contradictions de la politique internationale. » et le directeur de l'OGD donne les exemples de la Turquie « aujourd'hui au centre de négociations délicates avec l'Europe » et dont l'OGD affirme que c'est. «le grand fournisseur d'héroïne de toute l'Europe », du Maroc « principal fournisseur de haschisch de l'Hexagone » , puis il rappelle « son intervention lors de la visite officielle du président colombien, Ernesto Semper à Paris (...) quand les américains lui ont retiré son visa parce qu'il était avéré que sa campagne électorale avait été financée par le cartel de Cali ». l'Huma hebdo conclut « l'image de marque, l'indépendance de l'Observatoire étaient reconnues par tous ».

Avec cette interrogation « Est-ce bien sérieux de laisser fermer l'Observatoire géopolitique des drogues ? »

 

3 - 3 : http://www.tasante.com/rapidoc/web_detail.php?Id_SousRubrique=9

L'observatoire géopolitique des drogues a la volonté de saisir et de faire comprendre les éléments qui influent sur un phénomène mondial comme la drogue, dans leurs intéractions, et à toutes les échelles. Tous les rapports annuels de l'OGD depuis 1995 sont intégralement en ligne.
Site institutionnel français, tout public

 

3 - 4 : (une autre organisation officielle bidon d'étude pour lutter contre la drogue)

Site du Sénat

Justice et affaires intérieures

Proposition de règlement du Conseil relatif à l'observatoire européen des drogues et des toxicomanies

E2513  - COM (2003) 808 final du 19/12/2003

Texte déposé au Sénat le 12/02/2004
Examen par la délégation le 07/05/2004

Justice et affaires intérieures

Modification du statut de l'observatoire européen des drogues

Texte E 2513 - COM (2003) 808 final

(Procédure écrite du 7 mai 2004)

L'observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT) est une agence communautaire créée en 1993 et installée à Lisbonne. Il est chargé de fournir à l'Union européenne et à ses États membres des informations objectives et comparables au niveau européen sur les drogues, la toxicomanie et leurs conséquences économiques, sanitaires et sociales.

À cette fin, l'observatoire collecte des données et anime un réseau informatisé d'observatoires nationaux (REITOX, réseau européen d'information sur les drogues et les toxicomanies). Les correspondants nationaux collectent leurs données auprès d'organismes spécialisés.

Les travaux de l'observatoire portent sur l'étude de la demande de drogues, les stratégies nationales et communautaires, la coopération internationale et la géopolitique de l'offre, le contrôle du commerce des stupéfiants et les conséquences du phénomène de la drogue sur les pays consommateurs, producteurs et de transit.

Le conseil d'administration de l'OEDT est constitué d'un représentant de chaque État membre, de deux représentants de la Commission européenne et de deux personnalités reconnues pour leurs qualifications et choisies par le Parlement européen. Le comité scientifique de l'observatoire est constitué d'un expert par État membre (donc aujourd'hui de quinze experts) ; il assiste le conseil d'administration et donne son avis sur les questions scientifiques.

Le texte E 2513 a pour objectif de modifier le statut de l'OEDT pour :

- renforcer le rôle de l'observatoire en étendant son domaine de collecte d'informations aux nouvelles pratiques en matière de consommation de drogue ;

- adapter le mode de fonctionnement des organes de l'OEDT à l'élargissement : en créant un bureau qui assistera le Conseil d'administration, en modifiant la composition du comité scientifique de l'observatoire, en supprimant la représentation du Parlement européen au Conseil d'administration...

- harmoniser le règlement de l'OEDT avec le règlement des nouvelles agences communautaires de régulation ;

- codifier les trois modifications du règlement de base déjà adoptées par le Conseil ;

- clarifier la portée de certaines dispositions qui ont donné lieu à des difficultés pendant leur application (adaptation des dispositions sur le REITOX pour donner une existence légale aux « points focaux »).

Le Parlement européen a examiné ce texte le 21 avril en session plénière : il a critiqué la proposition de réorganisation des organismes de l'observatoire qui le prive de sa représentation au sein du conseil d'administration. Il souhaiterait conserver ses deux sièges, et les attribuer à des députés européens plutôt qu'à des scientifiques. La Commission , quant à elle, estime nécessaire de mettre fin à cette situation qui crée un conflit d'intérêts, le Parlement européen étant l'autorité qui approuve le budget de l'OEDT.

Le Gouvernement français est favorable à ce texte. Dans ces conditions, la délégation a décidé de ne pas intervenir à son propos.

 

 

4 - Autres sites internet d'organisations farceuses, sur les drogues :

 

Office des Nations Unies pour le contrôle des drogues et la prévention du crime (OCDPC) / United Nations Office on Drugs and Crime (UNODC) : http://www.unodc.org

Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS) / International Narcotics Control Board (INCB) : http://www.incb.org

Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT) / European Monitoring Centre for Drugs and Drug Addiction (EMCDDA) : http://www.emcdda.eu.int

Association d'Etudes Géopolitique des Drogues ( AEGD ) : http://www.geodrugs.net

Géopolitique des drogues illicites en Asie (site de Pierre-Arnaud Chouvy) : http://www.pa-chouvy.org  ; http://www.geopium.org